Sonny Bill Williams, le « supersub » des All Blacks 

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Par Julien CHESNAIS|Ecrit pour TF1|2015-10-27T17:38:54.989Z, mis à jour 2015-10-27T17:39:25.308Z

Comme il y a quatre ans, le fantasque néo-zélandais est cantonné, sans avoir à s'en offusquer, à un rôle de remplaçant de luxe. La faute à la paire de centres Ma’a Nonu-Smith, sans doute la meilleure au monde. La preuve que les Blacks possèdent le meilleur banc de la planète.

Sonny Bill Williams est incontournable. Il a d’ailleurs disputé tous les matches de la Coupe du monde avec la Nouvelle-Zélande. Mais en six matches, « SBW » n’a été titulaire qu’à deux reprises. Et jamais lors de la phase éliminatoire. La faute à Ma’a Nonu et Conrad Smith, qui constituent, sans doute, la meilleure paire de centres au monde. Comme en 2011, le joueur des Chiefs se retrouve dans la peau du remplaçant luxe, de l’impact player qui doit casser les lignes de défenses usées en fin de match.  


Un rôle qui sied bien à ses qualités de puncheur, lui le joueur fantasque par excellence, capable de toutes les folies balle en main, irréprochable défensivement, et doté d’un physique redoutable (1,91m, 108kg), alliage parfait de vitesse et puissance. « Il n’avait pas beaucoup joué ces derniers temps, mais il a réussi 35 minutes fantastiques. Il a probablement été le meilleur joueur du match » s’était extasié Sean Fitzpatrick, l’ancien capitaine emblématique des All Blacks, champion du monde en 1987, après le match d’ouverture face à l’Argentine en poule (26-16). 


Une faculté sidérante à jouer dans la défense 


Le joueur le plus éclectique de la planète – il fait également du rugby à XIII et a mis sa carrière de boxeur professionnel entre parenthèse - y avait fait étalage de sa faculté à transpercer le rideau adverse. Sa faculté à jouer dans la défense est sidérante. Malgré son temps de jeu limité, il est le joueur qui a réussi le plus de passes après contact (les fameux « offloads ») avec le Fidjien Leone Nakarawa dans cette Coupe du monde (10).

A 30 ans, l’ancien Toulonnais, qui pourrait retrouver la Rade après les JO de Rio, où il compte faire partie de l’équipe de rugby à VII des Blacks (à quand le décathlon ?), n’a donc rien perdu de sa vista. L’homme aux 32 sélections pour neuf essais est l’arme fatale des Blacks. Une arme qui a pris d’autant plus d’importance dans le rugby actuel. « C’est un jeu qui se dispute à 23 joueurs désormais, et toutes les équipes ont besoin d’énergie venant du banc, analyse Sean Fitzpatrick. C’est la différence entre les All Blacks et les autres équipes, ils ont des joueurs capables de rentrer et de faire la différence. » SBW est sans doute le meilleur d’entre eux. Le « supersub ». 

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