VIDEO. Nouvelle-Zélande-Australie (34-17) : Un 3eme sacre historique pour les Blacks ! 

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Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-10-31T18:04:13.578Z, mis à jour 2015-10-31T18:12:55.630Z

Au cours d’une finale d’une incroyable intensité, les All Blacks ont remporté, samedi à Twickenham, leur troisième titre de champion du monde face à l’Australie (34-17). La Nouvelle-Zélande rentre dans l’histoire du rugby en devenant la seule équipe à conserver un titre mondial. Un exploit majeur.

Le match


Deux monstres du rugby mondial face-à-face, une enceinte mythique et une affiche inédite en finale de Coupe du monde : ce Nouvelle-Zélande-Australie avait tous les atouts du match de légende. Et il n’a pas fallu longtemps pour comprendre que la rencontre allait être de ce calibre-là. Un haka assourdissant, une entame de feu et un Stephen Moore en sang après seulement 2 minutes de jeu, les All Blacks placent rapidement le débat à un niveau rarement atteint. Incapables de conserver le ballon, les hommes de Michael Cheika subissent les assauts des Néo-Z. Si Bernard Foley, en réponse à Dan Carter (3-3, 14eme), tente de faire illusion, la supériorité des tenants du titre se matérialise par deux nouvelles pénalités des hommes en noir (9-3, 36eme). Mais c’est surtout en toute fin de première période que le match va d’abord tourner en faveur des tenants du titre. Comme un symbole, c’est le meilleur joueur de cette première période qui trouve la faille dans la défense australienne. Suite à plusieurs temps de jeu des avants, le ballon sort pour Aaron Smith, qui combine avec Conrad Smith, avant que Richie McCaw ne donne le ballon en coin pour Nehe Milner-Skudder. A la pause, les Blacks mènent 16-3 et le gain du match leur semble acquis tant la domination est outrancière. 



Le début de deuxième période confirme la supériorité des Néo-Zélandais (ndlr : 79% d’occupation en première période et 293 mètres parcourus contre 110 pour l’Australie !) et  l’entrée en jeu de Sonny Bill Williams est vite couronnée de succès. L’ancien joueur de Toulon offre une passe après contact magnifique à Ma’a Nonu. L’expérimenté centre des All Blacks réalise ensuite un petit festival solitaire en déposant Kurtley Beale et en filant à l’essai malgré le retour de Drew Mitchell. 21 à 3 (42eme) pour les champions du monde, la messe est dite, pense-t-on. Mais c’est sans compter sur l’énergie des Wallabies qui reviennent dans la partie après une grossière erreur de Ben Smith. L’arrière des Blacks commet un geste répréhensible et sort pour dix minutes (52eme). Dans la foulée, David Pocock relance son équipe en terminant le travail collectif de son paquet d’avants (21-10, 53eme). Dix minutes plus tard, Tevita Kuridrani est à la finition d’une action de grande classe de Will Genia et d’Adam Ashley-Cooper malgré le retour de Julian Savea. Il reste un quart d’heure à jouer et les Wallabies sont revenus à 4 points (21-17).  Le suspense est haletant jusqu’à ce que le pragmatisme et la classe de Dan Carter ne parlent. Un drop de 40 mètres magnifique (24-17, 70eme) permet à son équipe de respirer et de vivre une fin de match plus tranquille. Le dernier mot revient à Beauden Barrett qui marque un dernier essai en contre (34-17, 80eme). Les All Blacks conservent leur titre. Une première dans l’histoire depuis la première édition de la Coupe du monde en 1987.

Le fait du match


Le plaquage dangereux de Ben Smith sur Drew Mitchell et le carton jaune qui en a découlé. Si précieux dans son rôle de numéro 15 depuis le début de la compétition, l’arrière des All Blacks a commis l’irréparable en deuxième période à un moment où son équipe tenait pourtant l’Australie à distance. Un carton jaune qui aurait pu avoir une sacrée résonance si le titre mondial avait échappé aux hommes de Steve Hansen. Car pendant ses dix minutes de suspension, Ben Smith verra les Australiens aplatir deux dois dans l’en-but néo-zélandais. Heureusement pour lui, les dix dernières minutes sont en faveur des Blacks. Plus de peur que de mal !



L’homme du match


1598 points avec les All Blacks ! La statistique est édifiante pour Dan Carter, l’homme de la rencontre. Avec un seul coup de pied manqué - la transformation du 2eme essai - le numéro 10 des Blacks n’a pas fait dans l’excellence mais il a surtout été là au bon moment. Et son drop de 40 mètres à un moment où son équipe étant dans le dur montre à quel point il est indispensable dans les grands matches. Un geste qui a rappelé celui d’un ancien ouvreur, lui aussi brillant vainqueur de Coupe du monde grâce à ses pieds, Jonny Wilkinson. La comparaison s’arrête là. Aujourd’hui, Dan Carter est à élever au rang des meilleurs joueurs de l’histoire du rugby. Avec ce deuxième titre consécutif, il entre au panthéon du rugby néo-zélandais. Et comme il avait quasiment tout manqué en 2011 en raison d’une blessure, c’est une belle revanche. Désormais, il peut tranquillement se tourner vers son retour en France. Et nous, supporters du beau rugby, saliver à l’avance de le voir évoluer sur les pelouses du Top 14.



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