VIDEO. Rétro France-Nouvelle-Zélande : la demi-finale de la Coupe du monde 1999 

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1999 Essai 6
Par Thomas COUPPÉ|Ecrit pour TF1|2015-10-15T15:30:25.674Z, mis à jour 2015-10-15T15:30:25.674Z

A deux jours du quart de finale entre la France et la Nouvelle-Zélande, retour sur les précédentes confrontations entre les deux équipes en Coupe du monde. Aujourd'hui, nous revenons sur la magnifique victoire des Français en demi-finale de l'édition 1999. L'un des plus grands exploits de l'histoire du XV de France.

Le contexte

Personne ne croyait en eux. On leur promettait l'enfer. Face à cette équipe de Nouvelle-Zélande, grandissime favorite de la Coupe du monde 1999, emmenée par son phénomène Jonah Lomu, c'était couru d'avance, les Bleus n'avaient aucune chance. Surtout après leur début d'année. Vainqueur du Grand Chelem en 1997 et 1998, le XV de France termine dernier du Tournoi des V Nations qui précèdent la Coupe du monde, ne remportant qu'un seul de ses quatre matches, perdant les trois autres. La préparation pour le Mondial n'est pas idéale. D'autant plus que lors de la tournée estivale, en juin, les français encaissent plus de 50 points lors du dernier test à Wellington (54-7), à l'époque la plus lourde défaite dans l'histoire du XV de France avant la nouvelle gifle infligée par les All Blacks en 2007 (61-10). Les deux équipes se présentent à Twickenham invaincues, et si les Français ont montré de belles dispositions offensives contre l'Argentine en quarts (47-26), les All Blacks impressionnent, avec la meilleure attaque depuis le début de la compétition. Mais Fabien Galthié, le demi de mêlée des Bleus, l'a rappelé cette semaine dans l'équipe : les Français ont refusé leur "statut de condamnés".  Leur révolte va donner lieu à l'une des plus belles pages de l'histoire du rugby français.

Revoir le match d'anthologie du XV de France contre les All Blacks (43-31), en demi-finale de la Coupe du monde 1999 :



Le match

31 octobre 1999. Twickenham. Demi-finale de la Coupe du monde. Jonah Lomu, Tana Umaga, Andrew Mehrtens, Christian Cullen, Byron Kelleher... Malgré tous ces noms, les All Blacks sont bousculés par la France en première période. Lamaison inscrit d'ailleurs le premier essai (20e), et si Lomu lui répond quatre minutes plus tard, c'est grâce au pied de Mehrtens que la Nouvelle-Zélande mène à la pause (17-10).

Le doublé de Lomu au retour des vestiaires va enclencher la révolte française. C'est une avalanche qui s'abat sur les All Blacks. Les Bleus vont inscrire 33 points d'affilée. En 30 minutes. D'abord 12 points au pied (deux drops et deux pénalités) de Lamaison, puis les trois essais de Dominici, Dourthe et Bernat-Salles. Les All Blacks sont sonnés. L'essai en toute fin de match de Wilson est anecdotique. La France se qualifie pour la finale en s'imposant 43 à 31 et en remportant la seconde période 33 à 14. C'est la première et la dernière fois que la France inscrit autant de points face aux All Blacks. 

Revoir l'essai de Philippe Bernat-Salles contre la Nouvelle-Zélande :



Le joueur

Difficile de ressortir un homme du lot, tant la performance collective a été impressionnante. Toute l'équipe s'est sublimée. Mais s'il faut trancher, deux joueurs ont peut-être un peu plus marqué les esprits : les deux Christophe, Lamaison et Dominici.

Christophe Lamaison inscrit 28 des 43 points français : un essai (le premier du match), quatre transformations, trois pénalités, deux drops. La démonstration est totale. Surtout que le demi d'ouverture offre le troisième essai à Richard Dourthe d'un coup de pied astucieux dans le dos de la défense. On le retrouve également à l'origine du dernier essai des Bleus. C'est lui qui tape au pied lorsque les All Blacks perdent le ballon. Probablement la plus belle partition en sélection de l'ouvreur français.

Revoir la passe décisive de Christophe Lamaison pour Richard Dourthe :

Christophe Dominici tient lui le rôle de détonateur de l'attaque française. En première période, son démarrage au milieu du terrain transperce la défense néo-zélandaise. Il est repris à un mètre de l'en-but mais les Blacks ne sont pas replacés et en sortant le ballon Galthié envoie Christophe Lamaison aplatir. L'ailier du Stade Français a marqué les esprits dans cette demi-finale. C'est lui qui permet aux Français de repasser devant au score en seconde période, en profitant d'un rebond pour filer à l'essai. Les Bleus ne seront plus jamais rejoints.

Revoir l'essai de Christophe Dominici contre la Nouvelle-Zélande :