Les Blacks sont sereins

Les Blacks sont sereins
Au moment d'aborder le quart de finale face à l'Argentine, les Néo-Zélandais sont habités par une sérénité qui semble inébranlable. Malgré les forfaits de Carter, leur maître à jouer, et de Dagg, Kahui et Guildford, leurs meilleurs marqueurs d'essais, les sourires sont toujours de rigueur.

Après un tour de chauffe conclu par quatre victoires bonifiées, les Blacks, au même titre que les sept autres qualifiés pour les quarts, entrent enfin dans le vif du sujet. Mais, chez eux, pour "leur" Mondial, la marge de manoeuvre dont ils disposent est on ne peut plus réduite. L'ensemble du peuple néo-zélandais ne saurait accepter d'autre issue à cette Coupe du monde qu'un titre des siens, vingt-quatre ans après celui conquis au même endroit.


Favoris légitimes à la succession des Sud-Africains avec une moyenne de soixante inscrits par match lors de la phase préliminaire, les Néo-Zélandais voient se présenter sur leur route les Argentins et toute la roublardise que l'on leur connait. Assurément le match le plus compliqué à négocier depuis l'entrée en matière, l'arrivée du premier match éliminatoire ayant fait monter le tensiomètre d'un cran. Une pression somme toute relative puisque même secoués par le forfait jusqu'à la fin de la compétition de Dan Carter, blessé aux ischio-jambiers, et par les absences pour ce duel face aux Pumas de Kahui, Dagg et Guildford (13 essais à eux trois), les Néo-Zélandais ne semblent pas un tantinet inquiets. Preuve s'il en est une : les sourires affichés par les coéquipiers de McCaw en conférence de presse cette semaine, qui viennent contraster avec les têtes d'enterrement des Français, pourtant eux aussi qualifiés.


Des "bis" qui ont fière allure


Colin Slade, appelé à suppléer Carter, est le symbole de la sérénité que dégage ce XV de la fougère. Au moment de fêter - seulement - sa dixième sélection et son vingt-quatrième anniversaire, il n'éprouve pas la moindre appréhension. "Je suis jeune, mais je suis très enthousiaste et excité d'avoir cette opportunité. J'y vais pour être moi-même, je ne vais pas être Dan Carter", a-t-il déclaré jeudi en conférence de presse. Et de poursuivre: "Je jouerai mon jeu. Mon rôle dans l'équipe n'a pas énormément changé. Je ne vais pas prendre le leadership, notamment hors du terrain. D'autres le font. Mon boulot est de diriger l'équipe sur le terrain. Et le fait de débuter facilite ma préparation. Savoir que j'ai autant de joueurs expérimentés autour de moi allège ma tâche, ça calme un peu. Ils pourront m'épauler."


A en voir les prestation de Luke McAlister avec le Stade toulousain, les craintes que l'on pourrait nourrir sur celui qui vient d'être propulsé numéro 1 à l'ouverture sont incontestablement balayées d'un revers de manche. Surtout quand on sait que le triangle arrière "bis" sera composé de Muliaina, Sonny Bill Williams et Jane. Non, vraiment, l'on se dit qu'il ne peut vraiment rien arriver à ces Blacks-là.


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