Les Bleus s'en contentent

Les Bleus s'en contentent
Après une première demi-heure enthousiasmante, l'équipe de France a souffert pour s'imposer face à l'Irlande samedi à Bordeaux, à l'occasion de son premier match de préparation au Mondial. Les Bleus ont toutefois assuré l'essentiel en s'imposant (19-12). C'est ce qu'ils retiennent en premier lieu.

Pour leur dernière sortie devant leur public avant la Coupe du monde, les Français n'ont pas vraiment comblé leurs supporters. Enfin si... durant une première demi-heure enlevée et prometteuse. Ensuite, le match s'est compliqué pour eux et ils ont souffert mille maux pour l'emporter face à une équipe irlandaise pourtant privée de plusieurs cadres. Leur copie est loin d'être parfaite donc. Mais c'est rarement le cas lors d'un premier match, alors les joueurs se montraient globalement satisfaits à la sortie des vestiaires : "C'est plutôt positif, que ce soit sur le rythme ou l'aspect rugby lui-même. On n'est pas totalement au point, mais on est content", résumait Luc Ducalcon.


Leur considérable passage à vide, entre la demi-heure et l'heure de jeu, les Tricolores l'expliquent de plusieurs manières. D'abord sur la forme : "C'est sûrement dû à notre match de reprise, à notre intensité en début de match et à notre préparation qui était longue", avançait Julien Pierre. La préparation physique n'étant pas encore terminée, il ne faut pas s'inquiéter selon Ducalcon : " L'objectif de la préparation n'était pas d'être prêt contre l'Irlande, mais pour la compétition elle-même".


Autre explication de cette "absence" d'une demi-heure qui a failli coûter cher, sur le fond celle-là : la blessure de Maxime Mermoz, à la 27e, qui a engendré un replacement de François Trinh-Duc au poste de premier centre, David Skrela entrant à l'ouverture. Si le schéma avait été travaillé lors des deux derniers jours, le rendement offensif de l'équipe s'en est ressenti :"La sortie de Max n'est pas pour rien dans notre coup de mou, confirmait son coéquipier au centre David Marty. On avait bien bossé pourtant avec François..."


Lièvremont : "Une base de travail"


Malgré toutes ces contrariétés, l'équipe de France avait décidé de positiver samedi soir, pointant notamment sa conquête performante et sa capacité de réaction en fin de rencontre. "La victoire est là. Avec l'état d'esprit, même si ça a été dur en deuxième mi-temps. Les joueurs ont souffert sans se désunir, analysait le sélectionneur Marc Lièvremont. Et puis on a notre base de travail dont je parlais et c'est cette première demi-heure. Certes, ce n'est qu'un premier tiers de match mais j'ai beaucoup aimé cette première partie de match, dans l'intensité, dans la maîtrise, dans la qualité du rugby produit, dans les fondamentaux et dans la défense."


Durant la Coupe du monde, les Français devront répondre présents durant 80 minutes. Ils le savent mais demandent encore un peu de temps, par la voix de Lionel Nallet : "Il nous reste un match en Irlande avant notre départ en Nouvelle-Zélande et notre première rencontre, face au Japon qui est une équipe présumée plus faible, devrait nous permettre de peaufiner tout ça. Pour une première, c'était intéressant".


Retrouvez lundi dans Midi Olympique toutes les analyses, les commentaires et les réactions sur la rencontre entre la France et l'Irlande...


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