Bonnaire, jeune cadre dynamique

Bonnaire, jeune cadre dynamique
Convaincant lors de ses dernières sorties avec les Bleus, Julien Bonnaire aborde la Coupe du monde dans un rôle de cadre qu'il ne connaissait pas auparavant dans la maison France. Et le Clermontois, qui semble en grande forme physique, cherche ainsi à mettre son expérience au service du groupe.

S'il est un joueur à avoir gagné du crédit au sortir d'un Tournoi très décevant, c'est lui. Reviennent ainsi en écho les éloges de Marc Lièvremont au soir de l'humiliation de Flaminio quand le sélectionneur l'avait qualifié de "seul Français a voir joué comme un Italien". Alors Julien Bonnaire aborde la préparation du Mondial avec un autre statut. L'intéressé, qui va disputer sa deuxième Coupe du monde, ne cherche pas à s'imposer comme un cadre mais reconnaît que son rôle a évolué au sein du groupe France ces dernières années. "Pour ce Mondial, je vais surtout faire partie des vieux, sourit-il. En 2007, il y avait le groupe des plus vieux, des plus expérimentés mais je n'en faisais pas partie. En 2011, en fait, je suis parmi les plus vieux... C'est là qu'on se dit que le temps passe très vite". Du coup, son attitude et sa façon d'appréhender l'événement sont différents. "Forcément. Je suis certainement plus impliqué qu'en 2007".


"Mettre tout le monde à l'aise"


Si ce rôle de "grand frère" n'est pas vraiment inné chez lui, Julien Bonnaire s'en accommode parfaitement et tente surtout de le rendre le plus naturel possible. "J'essaye de discuter avec les plus jeunes, de mettre tout le monde à l'aise". Un juste retour des choses finalement: "Quand je suis arrivé dans ce groupe, c'était pareil, se rappelle le Clermontois. Les plus anciens nous mettaient à l'aise. J'en fais autant". Et plus les jours passent, plus il y prend goût. "C'est toujours un plaisir de pouvoir échanger avec ses partenaires, surtout quand l'autre est réceptif, reconnaît-il. Chacun a son rôle dans le groupe mais nous sommes tous dans le même bateau et on a tous envie d'en ressortir grandis". Lui cherche donc à mettre son expertise et son professionnalisme au service des Bleus.


"Le ballon ne me manque pas"


Car Julien Bonnaire est aujourd'hui le joueur exemplaire par excellence. Quand la plupart de ses partenaires, émoussés par un week-end éprouvant, avouent leur fatigue, lui admet juste avoir "les cannes encore raides". A vrai dire, il confesse certes ne pas avoir connu de préparation aussi dure depuis longtemps - "il y a quatre ans, j'ai l'impression que les journées étaient moins chargées" -, mais semble encaisser les charges de travail mieux que jamais. En tout cas mieux que d'autres. "La première semaine est toujours compliquée mais là, je me sens mieux qu'au début, assure-t-il. Le boulot porte déjà ses fruits". A 32 ans, Bonnaire atteint peut-être la plénitude de ses moyens. A tel point que si les Bleus affirment tous être pressés de toucher davantage le ballon, lui le clame: "Non, le ballon ne me manque pas plus que ça". Une forme physique qui en fait un titulaire en puissance... Il coupe: "On aura besoin de tout le monde. On verra plus tard pour les choix". Parole de cadre.


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