Christchurch : Le drame avant le Mondial

Christchurch : Le drame avant le Mondial
Après le séisme qui a ravagé Christchurch ce mardi, les questions sont nombreuses. On ne sait pas encore si le stade a été touché et si des joueurs ont été blessés mais l'IRB a mis en place une cellule de crise à Dublin pour évaluer et traiter les éventuelles conséquences sportives de cette tragédie

Alors que le bilan de 65 morts et d'une centaine de disparus n'est pas encore définitif, il serait bien malvenu de s'inquiéter de rugby. "Ce qui nous importe, c'est le fait de savoir qu'il y a encore des gens sous les décombres, a ainsi déclaré le président de la Fédération française Pierre Camou ce midi au CNR. Notre première pensée va aux victimes".


Pour l'heure, les conséquences sportives du séisme ne sont pas encore connues. Le président de l'IRB Bernard Lapassset, que nous avons joint ce matin alors qu'il s'apprêtait à rallier Dublin pour participer à la cellule de crise mise en place par le Board, souhaitait attendre pour s'exprimer. Il a précisé que la situation serait évoquée lors d'une réunion mardi soir et mercredi matin. "Nous ferons un tour d'horizon complet, mais en attendant, nous ne ferons aucun commentaire", a-t-il dit. Lapasset ne connaissait pas l'état du stade et ne savait pas encore si des joueurs avaient été blessés. Il est possible que l'AMI Stadium n'ait pas été touché, sachant qu'il se trouve à dix minutes en voiture du centre de Christchurch. Il avait d'ailleurs été épargné par le premier séisme qui avait frappé la deuxième ville du pays le 4 septembre dernier.


Sept rencontres de Coupe du monde y sont prévues. Cinq matchs de poule et deux quarts de finale - dont celui de la France en cas de qualification - devraient y prendre place. L'inquiétude n'est pas de mise pour l'instant semble-t-il : "Je ne pense pas que cela remette en cause l'organisation de la Coupe du monde, a affirmé Pierre Camou. Pour l'instant, les séismes sont localisés et il n'est, encore une fois, pas question de rugby à ce stade. Je pense que la Nouvelle-Zélande a éventuellement, si besoin est, des solutions de repli".


Les hôtels dévastés


Il est sûr cependant qu'une chose posera problème : la destruction des hôtels du centre-ville. De nombreux établissements qui devaient accueillir des touristes pendant le Mondial ont été dévastés. Or, on sait que la Nouvelle-Zélande manquait déjà de capacités d'accueil pour absorber le flux de supporters qui débarquera en septembre et en octobre prochains.


"Ils (l'IRB) sont en liaison directe avec la Fédération néo-zélandaise et il (Bernard Lapasset) nous tiendra au courant des évolutions", a conclu le président de la FFR. Dans un communiqué publié quelques heures après la catastrophe, RWC 2011, la société organisatrice de la Coupe du monde avait déjà fait savoir sa solidarité envers les victimes : 'Toutes nos pensées sont adressées aux gens de la région. Il est beaucoup trop tôt pour parler des implications que cela aurait pour le tournoi et aucun communiqué ne sera fait car la priorité est donnée aux secours et aux efforts de reconstruction."


Compte tenu du décalage horaire, c'est la nuit actuellement en Nouvelle-Zélande. Il faudra donc attendre mercredi pour en savoir un peu plus concernant les conséquences réelles du tremblement de terre. Sur le plan rugbystique, on peut imaginer que la prochaine journée du Super 15 sera perturbée. L'aéroport, que les Crusaders devaient emprunter pour aller jouer à Wellington samedi, est fermé.


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