Christchurch privé de Mondial

Christchurch privé de Mondial
L'IRB, par la voix de Bernard Lapasset et le ministre néo-zélandais Murray McCully ont confirmé mercredi qu'aucun match du prochain Mondial n'aurait lieu à Christchurch. Après le sévère séisme qui a frappé la ville il y a quelques semaines, l'AMI Stadium n'était pas en mesure d'accueillir des matchs

La ville de Christchurch, dont le stade a été endommagé par le séisme du 22 février, n'accueillera aucun match de la prochaine Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande, a annoncé Murray McCully, le ministre néo-zélandais en charge du Mondial 2011. "C'est avec des regrets sincères que je dois annoncer aujourd'hui que tous les matches de la Coupe du monde 2011 prévus à Christchurch doivent être déplacés", a-t-il déclaré à la presse. Frappée par un séisme de magnitude 6,3 qui a fait 166 morts, Christchurch devait accueillir sept matches, dont deux quarts de finale, lors du Mondial prévu du 9 septembre au 23 octobre.


Aucune décision n'a encore été prise pour savoir où les matches de poule prévus dans la deuxième ville de Nouvelle-Zélande seront reprogrammés. En revanche, il a été décidé que les deux matches de quart de finale seront disputés à l'Eden Park d'Auckland. "L'Eden Park était la seule alternative logique pour disputer deux des rencontres les plus importantes étant donné la capacité du stade et les capacités d'hébergement des spectateurs", a indiqué Martin Snedden, directeur général de la Rugby New-Zealand, l'organisateur de l'événement. "Nous faisons le maximum pour que le plus de matches possibles puissent encore se disputer sur l'île du Sud", a-t-il ajouté.


Mardi, l'espoir était très mince


Trois jours après le séisme dévastateur du 22 février, les organisateurs avaient annoncé la fermeture temporaire du stade de Christchurch pour évaluer les dégâts. L'exploitant du stade de Christchurch n'a pas pu garantir que les travaux de remise en état du stade seraient terminés à temps. "Les organisateurs n'ont donc d'autre choix que de prendre la difficile décision de déplacer les sept rencontres prévues à Christchurch", a souligné Bernard Lapasset, le président français de l'International Board (IRB), également présent mercredi à Christchurch.


L'exploitant de l'AMI Stadium avait indiqué trois jours après le séisme avoir constaté "des dégâts mineurs et réparables sur les structures du stade ainsi que des dégâts importants dans les rues avoisinantes et probablement sur les infrastructures". "Nous avons fermé le stade jusqu'au 15 mars et cela nous permettra d'établir une évaluation globale", avait encore indiqué l'exploitant ajoutant que le rapport d'évaluation devait être rendu le 15 mars.


Mardi, le Premier ministre John Key avait demandé aux Néo-Zélandais d'être réalistes, reconnaissant que l'espoir s'amenuisait pour la ville de Christchurch d'accueillir des matches de la Coupe du monde de rugby.


Vidéos associées

News associées