Clerc, l'impatient français

Clerc, l'impatient français
Opéré du genou droit et privé du stage de Falgos, l'ailier Vincent Clerc est à l'arrêt jusqu'à jeudi en attendant que la cicatrisation opère. Avant le match du 13 août contre l'Irlande, il s'avoue impatient de tester enfin ses sensations sur un terrain de rugby. Motivé et surtout pas inquiet.

Il garde le sourire mais ne cache pas sa frustration. Comme tous ses coéquipiers de l'équipe de France, l'ailier du Stade Toulousain Vincent Clerc souffre depuis le 28 juin. Souffrir pour être bon. Des séances de physique jusqu'à tomber de fatigue, de la musculation, du gainage et un stage au Chambon-sur-Lignon pour toucher du doigt les limites humaines. Après cinq jours de repos en famille du côté de Toulouse, Vincent Clerc aurait du être récompensé de cet investissement lors du stage au Domaine de Falgos (66) qui promettait aux Bleus de passer à l'offensive sur le plan du rugby pur. Finalement, il n'a pas pu se confronter à la vérité du terrain.


D'abord ménagé en raison d'un genou droit traumatisé, il a quitté les Bleus jeudi pour être rapatrié à Toulouse puis opéré vendredi par le professeur Boussaton. Un geste banal effectué par le chirurgien qui l'avait déjà opéré en 2008 de sa rupture des ligaments croisés du genou gauche et qui a duré moins d'un quart d'heure. Clerc expliquait dans Midi Olympique : "Il y a deux semaines, j'ai reçu un coup au genou droit. Rien de méchant : j'ai d'ailleurs pu m'entraîner normalement et effectuer mes séances de musculation sans problème. Ce n'était absolument pas gênant. Mais lorsque j'ai repris l'avion pour Toulouse à l'issue du stage du Chambon-sur-Lignon, une petite boule s'est formée sur l'extérieur du genou. Cette petite poche ne me gênait pas pour courir et ne compliquait pas non plus la mobilité du genou. Mais elle ne partait pas. Pour ne pas perdre de temps, il a été décidé de procéder à un petit acte chirurgical qui réglerait rapidement le problème."


"Frustré d'être au repos"


A l'issue d'une double visite de contrôle avec le chirurgien, Vincent Clerc a retrouvé les Bleus lundi soir au CNR de Linas-Marcoussis. Mais alors que ses coéquipiers accélèrent le rythme des séances rugbystiques, il doit se contenter pour quelques jours encore du rôle de spectateur en attendant que la cicatrisation opère. "Je ne peux pas plier complètement le genou. Je dois attendre que les points se résorbent. Dès que ce sera le cas, je pourrai attaquer : il n'y a pas de phase de réathlétisation", garantissait Clerc ce mardi en conférence de presse. Retour prévu jeudi. Pour ne prendre aucun risque, l'ailier s'est même confié en haut de l'amphithéâtre, évitant ainsi de descendre les marches et donc de contrarier le processus de cicatrisation. En attendant, privé de piscine pour limiter les risques d'infection, il se contente de musculation du haut du corps. Et se languit.


Après d'intenses semaine de préparation physique, il n'apprécie même pas ce répit. "Je n'ai pas de douleurs particulières : je suis frustré plus qu'autre chose. Vraiment plus frustré que satisfait d'être au repos. J'avais déjà eu cinq jours après le premier stage. C'est dur de ne pas pouvoir toucher le ballon. Je me sens très bien physiquement. On voit nos progrès, on réalise qu'on se transforme. Il me tarde de voir les effets sur le plan du rugby". Et forcément d'affronter l'Irlande en test-match le 13 août à Bordeaux. Clerc annonce qu'il sera apte. L'impatience en étendard. Et l'ambition au rendez-vous. "Même si on aura envie de faire un résultat, il ne faudra pas se freiner par rapport au travail effectué depuis le début de la préparation. C'est l'occasion de se tester à partir du contenu de nos entraînements, de trouver des repères. Il ne faudra pas se contenter de jouer la gagne."


Vidéos associées

News associées