Clerc : "Je ne suis pas à 100%"

Clerc : "Je ne suis pas à 100%"
Vincent Clerc bat tous les records. Dimanche contre le Canada, l'ailier toulousain est devenu le meilleur marqueur français en Coupe du monde et le deuxième joueur de l'histoire à marquer plus d'un triplé lors d'un Mondial. Mais il ne s'arrête pas là-dessus. Et Marc Lièvremont non plus d'ailleurs...

Vous avez battu tous les records contre le Canada. Comment l'avez-vous vécu ?


Vincent CLERC : Ce sont des choses plutôt sympas à savoir mais c'est anecdotique et je ne m'attarde pas dessus. Les records ne constituent pas un objectif sur cette Coupe du monde. Ils sont digérés depuis longtemps.


Malgré vos quatre essais en deux matchs, Marc Lièvremont a regretté votre déchet et vos fautes de main sur les réceptions des balles hautes contre le Canada. Il affirme attendre que vous haussiez votre niveau de jeu. Que cela vous inspire-t-il ?


V.C. : Moi aussi, j'attends plus de moi-même. Je ne suis pas totalement satisfait de mes prestations. Il y a encore du déchet, qu'il faut que j'efface. C'est pour ça que je suis content d'être de nouveau titulaire samedi, ça me donne l'occasion de le faire. Individuellement autant que collectivement, nous avons besoin d'enchaîner les matchs pour gommer nos erreurs. Je ne suis pas encore à 100%, je suis d'accord là-dessus. Je me sens bien mais il y a encore des choses à améliorer.


Plusieurs de vos coéquipiers regrettent le fait que l'équipe ne parvienne pas à "se lâcher" sur le terrain. Comment expliquez-vous cela ?


V.C. : A cause de la pression. Il y en a et c'est normal, nous sommes dans une Coupe du monde. Le premier match, par exemple, a été compliqué mais on s'est lâché au fur et à mesure de la rencontre. Ça ira de mieux en mieux au fil de la compétition. Ça va avec la confiance en fait : plus l'équipe en prendra, plus elle avancera et plus on se lâchera sur le terrain.


Vous étiez de la victoire à Dunedin il y a deux ans (27-22). Quels souvenirs en gardez-vous ?
V.C. : Des souvenirs plutôt bons ! Vaincre les Néo-Zélandais chez eux reste toujours un exploit. Mais vous savez, contre les All Blacks, les matchs se ressemblent. Il faut une grosse défense, être opportunistes sur les occasions qu'on a. Ils restent une équipe très difficiles à battre et particulière. Il faut faire un match parfait si on veut avoir une chance de les battre.


Vous aviez affirmé que Sitiveni Sivivatu était le meilleur ailier que vous ayez jamais affronté. Il n'a pas été retenu dans le groupe all black. Qu'en pensez-vous ?


V.C. : Cela veut dire qu'ils ont beaucoup d'autres talents. Pour moi, c'est vraiment une référence à ce poste et ça le reste. S'il est écarté, ça veut dire que les coachs néo-zélandais ont une grande confiance en Cory Jane, Zac Guilford ou Richard Kahui, qui joue moins à l'aile mais qui a prouvé qu'il était un très bon à ce poste depuis le début de cette Coupe du monde.


Qu'avez-vous pensé de la une du New Zealand Herald, qui affirme que la France ne respecte pas les All Blacks en alignant samedi une équipe considérée B par les journalistes ?


V.C. : Pas grand chose. Visiblement, ils ont une équipe type française dans leur tête puisqu'ils considèrent qu'il s'agit d'une équipe B. Ça ne nous concerne pas trop. Ils donnent une importance démesurée à ce match, on dirait la finale de la Coupe du monde alors que, pour nous, ça reste un match de poule. Il n'apportera pas plus de points que les autres et n'éliminera pas l'équipe perdante. Le gagnant ne sera pas champion du monde d'ailleurs. Il n'y a pas plus de pression sur ce match-là que sur les autres. Nous, on poursuit notre turn-over, on continue de vouloir progresser et d'essayer d'engranger des points. Si on peut être qualifiés dès le match prochain, tant mieux, mais sinon, tant pis. Ils ont peut-être besoin de se rassurer en nous battant à ce moment-là puisqu'ils restent sur deux défaites contre nous en Coupe du monde. C'est peut-être le gros rendez-vous de la poule, mais notre objectif est de nous qualifier. C'est tout.


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