Doussain : "Je ne me prends pas la tête"

Doussain : "Je ne me prends pas la tête"
Arrivé lundi soir en Nouvelle-Zélande, le demi toulousain Jean-Marc Doussain commence à prendre ses marques au sein du groupe France. Après avoir été capitaine des Bleuets lors du Mondial des Moins de 20 ans en juin dernier, il débarque dans la cour des grands. Et veut en profiter un maximum.

Avez-vous cogité pendant le long trajet effectué pour rejoindre les Bleus ?


J-M.D. : Je n'ai pas spécialement cogité, non. Il me tardait juste d'arriver parce que le voyage était vraiment long et que j'avais hâte de pouvoir rencontrer tout le monde et de m'intégrer dans le groupe. Je me demandais surtout comment ça allait se passer, comment seraient les entraînements, le lieu de vie et ce genre de choses.


Arriver de cette façon doit être un peu impressionnant.


J-M.D. : Ça fait vraiment bizarre de débarquer dans le groupe comme ça, mais je suis très content d'être ici. Je vais profiter au maximum de la chance qui m'est donnée, malgré le fait que je sois arrivé un peu tard.


Un titre de champion de France, deux Coupes du monde... C'est la saison parfaite pour vous ?


J-M.D. : Je ne sais pas.... Mais c'est vrai que tout va bien pour moi. Je ne suis pas blessé et j'ai eu la chance d'être appelé. Etre entouré des meilleurs joueurs français me fait vraiment bizarre pour tout vous dire. Hier (lundi, ndlr), je me posais plein de questions.


Le fait qu'il y ait de nombreux Toulousains dans le groupe vous rassure-t-il ?
J-M.D. : Beaucoup, oui. Déjà hier, Vincent (Clerc) était à mes petits soins. Je n'avais pas mes bagages et il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'ils allaient arriver ce mardi. Et j'ai déjà discuté avec d'autres joueurs. Ça se passe vraiment bien, il y a l'air d'avoir une très bonne ambiance dans le groupe.


Aviez-vous imaginé être appelé pour disputer la Coupe du monde ?


J-M.D. : Non, je n'y pensais pas du tout. Les médias évoquaient mon nom mais je me concentrais vraiment sur le championnat avec Toulouse.


Avoir quatre matchs de Top 14 dans les jambes est-il un avantage physiquement ?


J-M.D. : Je ne sais pas. Je suppose que les exigences vont être largement supérieures. Je ne connais pas le niveau international, si ce n'est avec les Moins de 20, mais je pense que ça n'aura rien à voir. En tout cas, je ne me prends pas la tête pour l'instant. Je veux déjà bien récupérer du voyage et bien m'entraîner. Il va falloir emmagasiner toutes les combinaisons et le projet de jeu. On va voir comment ça se passe au fur et à mesure. Tout ce que je peux prendre, que ce soit dans la vie de tous les jours ou sur le terrain, je le prendrai.


Existe-t-il une certaine appréhension ?


J-M.D. : Un peu quand même, notamment du fait d'être ici, au milieu de grands joueurs. Une Coupe du monde, ça se mérite et ne se galvaude pas alors il y a forcément de l'appréhension. Mais les autres sont là pour me rassurer. Ils m'ont dit que ça allait bien se passer et je leur fais confiance.


Que vous a dit Guy Novès avant votre départ ?


J-M.D. : Il m'a dit d'en profiter et qu'il espérait que les choses se passeraient bien pour moi.


Aviez-vous suivi le début de la Coupe du monde ?


J-M.D. : J'avais regardé le match contre le Japon. Il y avait eu une demi-heure assez difficile mais passer 40 points à une équipe sur un match international, ce n'est pas rien. Il y a eu du positif durant cette rencontre. Il y en a également eu sur celui du Canada, même si je ne l'ai pas vu en intégralité. J'ai l'impression que l'équipe monte en puissance, c'est une bonne chose.


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