Les explications de Lièvremont

Les explications de Lièvremont
Marc Lièvremont a décidé, comme ce fut le cas lors de la Coupe du monde 2007, de reconduire l'intégralité des vainqueurs du quart de finale pour disputer la demie, face aux Gallois samedi à l'Eden Park d'Auckland (10h, heure française). Le sélectionneur s'explique sur ses choix.

Les leviers à actionner cette semaine


"Nous sommes latins, il y a toujours le risque d'une démobilisation. Les Anglo-Saxons sont plus pragmatiques que nous. Le risque, c'est de tomber dans une sorte d'auto-satisfaction. Depuis trois ans, nous avons battu le pays de Galles trois fois. Mais partir de ce constat, c'est déjà commencer un peu à perdre... .Le fait de jouer une demi-finale et de pouvoir se qualifier pour une finale devrait suffire à la motivation des joueurs. Je suis satisfait de leur comportement ces deux derniers jours. Il n'y a jamais eu d'euphorie extrême, ils se sont immédiatement remoblilisés. Il serait difficile, après une qualification en demi-finale, de placer la semaine sous le signe du conflit. On ne va pas en inventer là où il n'y en a pas. Nous voulons absolument éviter de tomber dans l'excès de confiance. Pour cela, nous allons juste essayer de continuer à responsabiliser les joueurs, à être extrêmement exigeants au quotidien. En espérant que cela soit suffisant..."


Les blessés


"J'ai mis neuf remplaçants sur le banc par précaution et une décision sera prise jeudi ou vendredi. Je ne suis pas inquiet par rapport aux petits bobos parce que la seule réelle incertitude concerne Dimitri Yachvili. Même s'il sera ménagé jusqu'à jeudi au moins, il jouera. Je pense aussi que Julien Bonnaire et Imanol Harinordoquy joueront. J'ai mis un autre troisième ligne (Ouedraogo, ndlr) sur le banc par précaution encore une fois. Il y avait une histoire de stratégie aussi. La présence comme remplaçant d'un troisième ligne de rupture est une option à envisager compte tenu du jeu gallois."


La même erreur qu'en 2007 ?


"Il y a des comparatifs entre les deux rencontres. Mais il faut se souvenir que la France avait livré un match particulièrement dingue en 2007 pour battre les All Blacks. Certains joueurs avaient été sérieusement secoués, à l'image de Serge Betsen, et le groupe n'avait pas suffisamment récupéré. Pour en avoir parlé avec pas mal d'anciens, il y avait eu, au-delà de la fatigue physique, une démobilisation et un excès de confiance au moment d'aborder la rencontre face à des Anglais qui n'avaient pas brillé en phase de poule. Nous, nous avons beaucoup fait tourner notre effectif lors des matchs de poule et l'intensité n'a jamais été très élevée. J'ai toujours trouvé mes joueurs très frais, mis à part quelques contusions. Et puis, il n'est jamais évident de modifier en profondeur un XV qui n'a pas démérité lors du match précédent. Même si l'affectif compte énormément, je n'aurais pas hésité si j'avais pensé qu'il fallait modifier mon équipe par rapport aux caractéristiques galloises. Comme je n'hésiterai pas à changer le banc, même si les joueurs entrés en jeu nous ont donné satisfaction."


Pas de favori


"Si on regarde la Coupe du monde 2007, on s'aperçoit que ni l'Afrique du Sud, ni l'Angleterre n'avaient été très impressionnantes l'année précédente. Là, l'Australie vient de sortir les Springboks après un match extraordinaire de courage. Les All Blacks sont, il est vrai, victimes de pas mal de pépins et la blessure de Carter est importante, mais ils seront peut-être plus performants dans l'adversité. Ceci étant dit, il faut surtout se focaliser sur notre rugby, sur notre match, en essayant de ne pas brûler les étapes. Nous ne devons pas penser que ce match sera facilement à notre portée."


Vidéos associées

News associées