J-100 : Le Mondial toujours en chantier

J-100 : Le Mondial toujours en chantier
Cent jours avant le coup d’envoi du troisième événement sportif de la planète... A partir du 9 septembre, la Nouvelle-Zélande accueillera la Coupe du monde. Vingt équipes s’affronteront pour succéder aux Springboks. Mais à trois mois du coup d'envoi, les incertitudes sont encore nombreuses.

Cent jours, c'est court et c'est long. Dans cent jours donc, se jouera à Auckland le match d'ouverture la Coupe du monde entre la Nouvelle-Zélande et les Tonga. Mais on n'y est pas encore... Et les péripéties s'accumulent pour les organisateurs. Après le violent tremblement de terre de Christchuch en février dernier, qui les a contraints à trouver des solutions pour déplacer les sept matchs censés s'y jouer, les travaux du stade Otago à Dunedin s'éternisent. Ils devraient toutefois être terminés pour la compétition, comme cela a été annoncé ce mercredi. Par ailleurs, on sait que la compétition, qui avait été un succès financier lors de sa dernière édition en France, sera déficitaire. C'est le vice-premier ministre néo-zélandais Bill English qui l'affirme. D'ailleurs, des opposants au gouvernement ont menacé de perturber le déroulement du Mondial pour protester contre les coupes budgétaires dans le pays...


Mais ce qui cause réellement des soucis ces derniers jours, c'est la participation des Fidji, qui pourrait être compromise. D'abord parce que la fédération fidjienne est toujours à la recherche d’un sponsor qui lui permettrait de préparer correctement son groupe. Il lui manque deux millions d'euros pour y parvenir. Autre source d'inquiétude : les tensions politiques entre les gouvernements fidjien et néo-zélandais. Depuis le coup d'Etat militaire en 2006, la Nouvelle-Zélande empêche les Fijdiens liés au régime dictatorial d'entrer sur son territoire. Et le Premier Ministre n'a pas l'air de vouloir infléchir sa position durant le Mondial, ce qui a provoqué l'ire de Vidhya Lakhan, le président du Comité olympique fidjien, qui brandit des menaces de boycott. "Si les Fijdi ne peuvent pas envoyer leur meilleure équipe pour la Coupe du monde, alors nous étudierons la possibilité d'un boycott. Quiconque sera sélectionné devra être autorisé à prendre part à la compétition, qui est un événement IRB et non néo-zélandais".


Et du côté des Bleus ?


En ce qui concerne l'équipe de France, le chantier est grand lui aussi. 2011 sera-t-elle l’année du premier titre français ? Difficile de le penser compte tenu des derniers événements. Après la déroute face à l'Australie (16-59) le 26 novembre dernier à Paris, on attendait une reprise en main des Bleus lors du Tournoi des 6 Nations... qui a lui aussi été décevant avec une défaite historique en Italie (21-22) particulièrement traumatisante. L'optimisme n'est donc pas de rigueur et l’annonce, le 11 mai dernier du groupe de 32 joueurs pré-sélectionnés pour faire partie du voyage en septembre a suscité de nombreuses interrogations. Notamment concernant la présence de Fabien Barcella, Aurélien Rougerie, Thomas Domingo et Dimitri Szarzewski, gravement blessés. Pour les Bleus aussi, les incertitudes restent nombreuses. Ils tenteront de les gommer durant leur préparation cet été. Ils ont cent jours - et deux matchs amicaux contre l'Irlande les 13 et 20 août - pour cela.


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