"Les Néo-Zélandais ont du souci à se faire"

"Les Néo-Zélandais ont du souci à se faire"
A la veille du choc de la poule A face aux All Blacks, samedi à l'Eden Park, le capitaine de l'équipe de France Thierry Dusautoir fait le point sur l'état d'esprit de son équipe. Sans pression, les Bleus ont "tout à gagner" dans cette partie et ils ne comptent pas faire de complexe.

Allez-vous disputer samedi un match particulier ?


Thierry DUSAUTOIR : Le fait que vous soyez si nombreux devant nous, qu'il y ait eu une polémique dans la presse au sujet de notre XV de départ et même toute l'atmosphère autour de cette rencontre prouve qu'elle est particulière.


Dans quel état d'esprit l'abordez-vous ?


T.D. : Le contexte est difficile. Nous sortons d'une année 2010 compliquée et notre confiance n'est peut-être pas optimale. Mais quelque part, c'est dans ces situations-là qu'on réussit à faire des exploits et à battre les plus grande équipes. C'est une des spécificités de l'équipe de France. Nous sommes capables de tout. Malheureusement, c'est plutôt le pire que nous avons montré jusqu'à présent. Il faut montrer le meilleur maintenant. Ce groupe en est capable.


Comment faire alors même que l'équipe était crispée face au Japon et au Canada ?


T.D. : Il faut juste jouer un match de rugby et profiter de l'événement. L'issue de ce match ne va pas changer fondamentalement notre avenir en Coupe du monde. Une défaite ne nous condamnerait pas pour la qualification et une victoire permettrait de nous qualifier pour les quarts de finale. Il y a tout à gagner et il faut juste en profiter. Ceci étant, la manière dont nous allons jouer, le jeu que nous allons développer et la confiance dont nous ferons preuve constitueront des clés pour la suite de la compétition.


La pression étant cette fois sur les Néo-Zélandais, est-il plus facile d'aborder cette rencontre que les précédentes ?


T.D. : Elle est sur eux depuis le début de la compétition. Ça nous change pas mal... Si nous arrivons à évacuer la fébrilité des premiers matchs et à faire preuve de plus de constance, la Nouvelle-Zélande a du souci à se faire.


Allez-vous mettre les mêmes ingrédients dans ce mach que lors du quart de finale remporté en 2007 (20-18) ?


T.D. : En 2007, nous avions eu peu de ballons à jouer et nous étions basés sur l'occupation et la défense pour l'emporter. J'espère que demain (samedi, ndlr), l'équipe va proposer plus de choses offensivement, tout en conservant la même rigueur défensive. Face aux Néo-Zélandais, le plus important sera de conserver les ballon et d'éviter les turn-over pour ne pas leur laisser des possibilités de contre-attaques.


Jusqu'à quel point faudra s'inspirer de la victoire de l'Irlande contre l'Australie (15-6) ?


T.D. : Les Irlandais ne se sont pas trop posé de questions, ils ont simplement pratiqué le rugby qu'ils savent pratiquer. Ils ont cru en eux et, malgré quatre matchs de préparation perdus et un match difficilement gagné contre les USA, ils ont abordé cette rencontre de la bonne manière. Ça montre que l'essentiel, c'est ce qui existe dans l'équipe et ce qu'elle peut générer, malgré le contexte et les rencontres précédentes.


Comment avez-vous vécu la polémique lancée par le New Zealand Herald mercredi, selon laquelle vous allez être le capitaine d'une équipe B ?


T.D. : Pour nous les joueurs, il n'a pas eu de polémique. Une équipe a été annoncée et l'ensemble des joueurs sélectionnés va donner le maximum pour gagner. Toute cette agitation autour du match ne nous concerne pas.


Richie McCaw fêtera sa 100e sélection. Quel regard portez-vous sur ce joueur ?


T.D.: C'est le meilleur flanker au monde depuis dix ans. Je le respecte. C'est un grand leader pour son équipe. Mais je crois que les Néo-Zélandais n'auront pas besoin de cet événement pour être motivés. Ils ont suffisamment de pression sur les épaules. Perdre face à la France samedi serait très dur pour eux.


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