Papé confirme et s'affirme

Papé confirme et s'affirme
Pascal Papé fait partie des Français qui ont su tirer leur épingle du jeu samedi lors de la défaite face aux All Blacks (17-37). Meilleur plaqueur du match, le deuxième ligne du Stade français (30 ans, 31 sélections) a su saisir sa chance pour sa deuxième titularisation consécutive du Mondial.

Au lendemain de la défaite face aux All Blacks, Marc Lièvremont a pris soin de ne pas juger les performances individuelles de ses troupes avant d'avoir débriefé la rencontre avec elles. S'il s'est avoué "déçu" par le talonneur Dimitri Szarzewski, le sélectionneur a insisté sur le fait qu'"aucun joueur n'est passé à côté de son match" samedi.


Le technicien tricolore a nommé l'un d'eux toutefois. Il s'agit de Pascal Papé. Et s'il a choisi de parler de son deuxième ligne, c'est pour illustrer un paradoxe : "Pascal a plutôt fait un bon match, c'est lui le meilleur défenseur de la partie. Mais dans le même temps, le premier décroché est pour lui..." Lièvremont évoque là une prise d'intervalle de Weepu qui a mené au premier essai des All Blacks, inscrit par Adam Thomson sur leur première offensive (11e). A l'image de ses coéquipiers, Pascal Papé a commis des erreurs défensives. "Ce sont des fautes individuelles et non pas collectives, analysait-il à la sortie des vestiaires. ll ne s'agissait pas d'un manque de concentration, nous aurions simplement dû être plus réactifs. "


"Jamais senti aussi bien"


Il n'empêche que le joueur du Stade français est l'un des seuls Tricolores à s'être illustré samedi. Auteur d'une entrée en jeu remarquée face au Japon et d'une prestation convaincante face aux Canadiens, le deuxième ligne a su saisir sa chance pour cette deuxième titularisation consécutive. Omniprésent, il a fini meilleur plaqueur, donc, et son apport dans les phases de combat et de jeu au sol a été considérable.


A 30 ans, Pascal Papé ne s'est "jamais senti aussi bien" et ça se voit. Les deux mois et demi de préparation ont porté leurs fruits : "Je suis mieux sur le terrain parce que je cours un peu plus. Je suis aussi un peu plus fort, plus dynamique et plus aérien. Parfois, j'avais l'impression d'avoir des semelles de plomb. Aujourd'hui, je suis un joueur plus complet".


Alors l'ancien Berjallien veut profiter de cette Coupe du monde pour enfin s'installer en équipe de France. Il n'est jamais parvenu à le faire en sept ans de présence chez les Bleus. Des blessures (opération des lombaires en 2006, rupture des ligaments croisés en 2008) ou la concurrence (de Pelous et Thion notamment) l'en ont empêché jusque-là. Pascal Papé sait que c'est maintenant ou jamais.


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