Petits bruits de Takapuna

Petits bruits de Takapuna
Tout au long de la Coupe du monde, notre site vous proposera chaque jeudi d'entrer dans les coulisses du XV de France et de vous livrer quelques anecdotes et phrases chocs de la semaine écoulée. Petit détour par Napier avec le match contre le Canada, avant un retour à Takapuna dès lundi.

Dimanche, 23h30, McLean Park. L'équipe de France vient de s'imposer 46 à 19 face au Canada. Un à un, les joueurs sortent du vestiaire, accueillis par les applaudissements des supporters venus les attendre et les micros des journalistes qui veulent une réaction. L'un d'eux, pourtant, se fait attendre... Il s'agit de Luc Ducalcon, qui est retenu par un contrôle anti-dopage. Malgré une longue attente dans le froid de Napier, il n'apparaît toujours pas. Contrairement à Fabrice Estebanez, lui aussi contrôlé mais sorti assez rapidement, le Castrais n'avait sûrement pas assez bu durant la rencontre...


Lundi, 10h15, hôtel des Bleus à Napier. Comme chaque lendemain de match, Marc Lièvremont débriefe la performance de son équipe en conférence de presse. Un confrère néo-zélandais demande au sélectionneur ce qu'il pense du demi de mêlée all black. "De qui parlez-vous, de Cowan ? Ah, de Weepu ? C'est lui qui va jouer ? Si vous le dites... Hé bien il est nul mais il est un peu meilleur que Cowan quand même", répond le technicien en souriant. " "Je plaisante bien sûr, n'allez pas me faire dire cela", ajoute-t-il avant de prendre à partie les journalistes français : "La presse néo-zélandaise ne va pas mettre ça en une demain ?! Ce n'est pas possible !" Finalement, ce n'est pas le lendemain, mais le surlendemain qu'il a fait les gros titres avec l'annonce d'un XV de départ jugé "déclassé"...


Mardi, 8h30, hôtel des Bleus à Takapuna. Marc Lièvremont vient de créer la sensation en annonçant qu'il titularisait Morgan Parra à l'ouverture pour le match contre les All Blacks. Après s'en être longuement expliqué devant un parterre impressionnant de journalistes français et néo-zélandais, le sélectionneur cède sa place au Clermontois, ainsi qu'à Dimitri Szarzewski et Lionel Nallet. Alors que ses joueurs répondent aux questions de la presse, le sélectionneur les observe discrètement de l'escalier qui mène à l'étage des Bleus. Sourire aux lèvres, il reste quelques minutes avant de s'éclipser doucement.


Mercredi, 10h00, AUT Sport and Fitness Centre. Après les avants, qui ont débuté leur séance de musculation une heure plus tôt, les arrières sont attendus pour prendre leur relais. Depuis le début de la compétition, les Bleus font leur "muscu" dans les installations de l'Université de technologie de Napier. Les curieux sont nombreux, jeunes ou âgés, clients de la salle de sport ou simples étudiants, qui viennent voir à quoi ressemblent ces satanés Français qui ont tant de fois gâché les rêves néo-zélandais en Coupe du monde. Ce mercredi, un joueur est particulièrement attendu par un groupe de jeunes. Il s'agit de l'ailier Maxime Médard. Pourquoi ? "Pour ses rouflaquettes ! Elles "déchirent", je veux voir ça !", nous confie l'un d'entre eux qui, satisfait, brandit son téléphone pour prendre le Toulousain en photo à son arrivée.


Mercredi, 13h00, hôtel des Bleus à Takapuna. Les Bleus ont quartier libre ce mercredi après-midi. Alors que les journalistes arrivent à l'hôtel pour la conférence de presse prévue avec six joueurs à 13h15, ils croisent Thierry Dusautoir devant l'entrée de l'établissement. Un confrère, qui discute avec lui, sort la une du New Zealand Herald du jour. Avec son titre : "Une farce française à 460 dollars", le quotidien d'Auckland accuse les Français d'aligner une équipe B et d'avoir dévalué un match pour lequel les spectateurs ont dû débourser 280 euros. "Dites-leur que ce n'est pas nous qui fixons les prix des places", rétorque en souriant le capitaine de l'équipe de France...


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