Siya Kolisi : « Ce n’est pas un match comme les autres ! »

La capitaine de l’Afrique du Sud, Siya Kolisi est conscient de l’enjeu que représente cette rencontre pour son pays tant sur le plan sportif que politique

Une finale de Coupe du monde, c'est un contexte particulier ?
C'est sûr que ce n'est pas un match comme les autres ! C'est la finale de la Coupe du monde. Il n'y a pas beaucoup de joueurs qui ont cette chance d'en jouer une, et on en a conscience en tant qu'équipe. Ça peut nous aider à sortir le meilleur de nous-mêmes. Il y a beaucoup d'émotions, on va essayer de bien les canaliser.

Ça sera en plus pour vous votre 50e sélection ?
Je n'ai pas trop pensé à ça. Bien sûr, je suis content d'atteindre les 50 sélections, pas beaucoup de Springboks ont eu cette chance. Mais le plus important, c'est de m'assurer que je vais faire le travail pour l'équipe. C'est un jour spécial pour tous les mecs de l'équipe.

Vous en serez le capitaine, malgré tout. Et vu votre parcours, vous qui avez grandi dans un township de Port Elizabeth, Zwide, et êtes devenu le premier capitaine noir de l'Afrique du Sud, le symbole est fort ?
Le capitanat, ça a été très dur au début. Quand ça a été annoncé, ça a été énorme à la maison, et même autour du monde. Je l'ai payé et mes performances n'étaient plus si bonnes. On avait joué l'Angleterre cet été-là et je n'étais pas à mon meilleur niveau. C'était sans doute trop pour moi alors j'ai dû travailler dur. On a un super préparateur physique, Aled Walters, qui nous a fait bosser dur. Et coach Rassie m'a rendu la tâche plus simple en me demandant de me concentrer sur une seule chose : le jeu. D'autres leaders m'ont entouré aussi, Handré Pollard, Duane Vermeulen, Eben Etzebeth, qui a été aussi capitaine. On a partagé ces responsabilités et ça a bien marché.

Mais pour vous, un titre mondial aurait un sens différent ?
Ça serait énorme de remporter le trophée. Et pas seulement pour nous, les joueurs, mais pour notre pays aussi. Dans notre équipe, on est différents types de Sud-Africains, avec des parcours de vie différents, et on a tous cru en ce que l'entraîneur a planifié. On a tout donné pour ça et ça montrerait que peu importe d'où l'on vient, on peut adhérer à une vision et réussir. C'est pour ça que c'est important pour nous, en tant qu'équipe et en tant que nation.

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