Szarzewski : "Un an, c'est long..."

Szarzewski : "Un an, c'est long..."
Blessé et suspendu lors des tests de novembre, puis opéré d'un tendon d'Achille en janvier, Dimitri Szarzewski n'a plus porté le maillot tricolore depuis plus d'un an. Titularisé pour le premier match amical contre l'Irlande, samedi à Bordeaux, le talonneur parisien a hâte et veut faire ses preuves.

Vous n'avez pas foulé les pelouses depuis plusieurs mois. Comment vous sentez-vous ?
Dimitri SZARZEWSKI : Cela fait sept mois que je n'ai pas joué puisque mon dernier match date du 9 janvier dernier, avec le Stade français. Alors j'ai forcément un peu d'appréhension à l'aube de cette reprise mais c'est normal. Il s'agit d'une pression positive. Et puis j'ai quand même quelques certitudes, grâce aux entraînements et opposition que nous effectuons durant cette préparation. J'entrerai sur le terrain avec confiance samedi.


Après votre opération du tendon d'Achille, vous avez affirmé vouloir revenir "plus fort". Est-ce le cas ?
D.S. : J'étais dans la même position lors de la préparation de la Coupe du monde 2007 puisque je revenais d'une opération d'une épaule alors je peux faire la comparaison. Et je me sens plus fort aujourd'hui même s'il reste encore pas mal de travail, à titre personnel et collectif.


Bien que titularisé en l'absence de William Servat, encore convalescent, vous faites figure de numéro deux au poste de talonneur chez les Bleus. Comment gérez-vous ce statut ?
D.S. : Ce n'est jamais évident. Quand on est compétiteur, on veut forcément être le numéro un. Mais je sais pertinemment que ça a très bien fonctionné comme ça jusqu'à maintenant. William est blessé en ce moment mais il a l'air de bien revenir. On verra, c'est le terrain qui en dira plus.


Qu'attendez-vous, à titre personnel, de ce match contre l'Irlande ?
D.S. : Je veux prendre un maximum de plaisir et jouer comme si c'était la dernière fois. On ne sait jamais ce qui peut arriver. J'ai été éloigné de l'équipe de France pendant un an. C'est long. On peut dire que j'ai les dents longues...


Vous n'avez pas joué avec la France depuis le 26 juin 2010, en Argentine, et n'étiez donc pas là durant les difficultés du mois de novembre et du dernier Tournoi des 6 Nations. Comment avez-vous vécu ces moments-là ?
D.S. : Je me sentais impuissant et j'avais envie d'être sur le terrain avec mes coéquipiers mais j'étais blessé alors je ne le pouvais pas. C'est le Tournoi que j'ai vraiment mal vécu, en fait. La semaine, ça allait parce que je travaillais beaucoup en rééducation. J'étais occupé et je n'avais pas le temps de me lamenter sur mon sort. Mais le week-end, j'étais de repos et ça devenait très dur.


Avez-vous été surpris des déconvenues du XV de France ces derniers mois ?
D.S. : Oui, surtout par celle contre l'Australie (16-59, NDLR). Cinquante points, ça fait beaucoup... C'était d'autant plus étonnant qu'il n'y avait pas beaucoup d'écart à la mi-temps (13-13, NDLR) et que l'équipe avait explosé après. Cette défaite a fait très mal. Il y avait eu beaucoup de critiques à l'issue de cette drencontre et c'était difficile après de se regarder dans une glace. Même pour moi qui n'y étais pas. On se sentait tous concernés.


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