Trinh-Duc fait son mea culpa

Trinh-Duc fait son mea culpa
L'ouvreur de l'équipe de France François Trinh-Duc a subi un terrible revers en étant remplacé par le demi de mêlée Morgan Parra pour le match contre la Nouvelle-Zélande, samedi à Auckland. Mais le Montpelliérain, conscient de ses lacunes lors des deux premiers matchs, fait front avec lucidité.

A son arrivée, c'était l'effervescence dans la salle de presse du Spencer on Byron Hotel. Dans la bousculade, la caméra d'un confrère a même failli tomber... Personne ne voulait rater les premiers mots de François Trinh-Duc après le retentissant replacement de Morgan Parra à l'ouverture pour le choc face aux All Blacks samedi.


Flegmatique, comme à son habitude, le Montpelliérain a patiemment répondu aux questions des journalistes français et anglo-saxons. Pas un mot plus haut que l'autre. S'il était en colère, il ne l'a pas montré. "Je l'ai été, après le match et hier (lundi, ndlr), mais seulement contre moi-même. Je n'en veux à personne d'autre. C'est une étape difficile mais je pense l'avoir digérée."


François Trinh-Duc a eu toute la nuit pour le faire : "Marc m'a parlé hier soir. Il n'avait pas encore pris sa décision mais il pensait fortement à aligner Morgan en 10." Alors il n'a pas été surpris quand son nom n'a pas suivi celui de Dimitri Yachvili à l'annonce de la composition tôt ce matin. "Je le sentais venir. Je suis un compétiteur, je sais que j'ai pas été mon niveau lors des deux premiers matchs. On peut donc dire que cette décision est justifié, même s'il y a beaucoup de déception."


Pas d'explications


Pour éviter de "gamberger", le joueur a décidé de se plonger "immédiatement dans la préparation du match. Je vais essayer de l'aborder comme un titulaire. J'ai envie de retrouver ma place et de montrer mon vrai visage. Maintenant je pense juste à retrouver mon niveau et à travailler sur moi-même. Ce n'est pas la peine de se chercher des excuses à droite ou à gauche."


Mais que s'est-il passé pour que le Montpelliérain, qui était considéré comme l'ouvreur indéboulonnable des Bleus pour cette Coupe du monde, en soit réduit à cirer le banc lors du match le plus important de la phase de poule ? "Je ne le sais pas moi-même", avoue-t-il, balayant l'idée que sa paternité à quelques jours du départ en Nouvelle-Zélande ait vraiment influencé le cours des choses.


Quoi qu'il en soit, François Trinh-Duc sait que Marc Lièvremont attend une réaction de sa part lors de son entrée en jeu samedi. Il ne s'en est pas caché à l'annonce de sa composition d'équipe : "On va voir comment il réagit. Avec ce choix, je fais en sorte qu'il se reprenne'". Trinh-Duc le reconnaît, "c'est beaucoup de pression", mais il n'a pas d'autre choix que de briller. Car comme il l'a lui-même relevé, "le XV de départ donné ressemble fort à une équipe type. Et je ne suis pas dedans..."

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