Un boulevard pour les Français ?

Un boulevard pour les Français ?
Les Bleus devraient jouer aux jeux de hasard, car la chance ne les a pas lâchés cette semaine. La victoire du Canada contre les Tonga (25-20) mais surtout l'exploit de l'Irlande contre l'Australie (15-6) ont changé la donne pour eux. Leur tableau en phases finales s'est considérablement éclairci.

Initialement, le match contre les Tonga, lors de la dernière journée de phase de poules, devait constituer un huitième de finale officieux pour les Bleus. En quart, ils allaient probablement affronter l'Angleterre (ou l'Argentine) puis allaient devoir se défaire de l'Australie en demie pour rejoindre les All Blacks en finale et rejouer celle de 1987 (à l'envers, espérait-on).


Sauf que les choses ne se passent jamais comme prévues. Et tant mieux pour les Français, qui allaient au devant d'une phase finale extrêmement compliquée. Entre temps, les Tonguiens et les Australiens ont eu la bonne idée de se rater. Les Iliens étant déjà hors de course, la victoire du XV de France face au Canada ce dimanche a quasiment validé son billet pour la phase finale. Seul un (très improbable) exploit des Canucks face à la Nouvelle-Zélande pourrait l'éliminer.


Mais le plus intéressant est à venir : en s'imposant face à l'Australie, l'Irlande a fait un grand pas vers la première place de la poule C, qu'elle conservera si elle vainc l'Italie le 2 octobre. Elle affronterait alors le pays de Galles en quart... et la France en demie ! En effet, les Australiens terminant deuxièmes, ils sortent du tableau de la France et entrent dans celui de la Nouvelle-Zélande, qu'ils devraient affronter dans le dernier carré s'ils venaient à bout des champions du monde sud-africains en quart de finale. Le choc entre les deux grands favoris de ce Mondial n'interviendrait donc pas en finale, comme l'avaient annoncé (rêvé?) les observateurs, mais une semaine plus tôt.


Une finale France - Nouvelle-Zélande ?


Pour les Bleus, ce scénario passe par une défaite contre les Blacks. Ils pourraient donc être fortement tentés de lâcher le match. Marc Lièvremont balaie cette idée d'un revers de main. "Il n'a jamais été question de lâcher un match quel qu'il soit quand bien même cela nous permettrait d'évoluer dans un tableau plus facile. Je me vois mal dire aux joueurs: on lâche ce match. On sait que gagner la Nouvelle-Zélande est toujours un exploit. Si on le fait le week-end prochain, cela restera un exploit. Puisque l'on prend des décisions collégiales avec les joueurs, j'attendrai d'en parler avec eux pour voir s'ils ont l'intention de le lâcher." Même tendance pour le troisième ligne Louis Picamoles: "On ne va pas galvauder ce match. En plus, ce ne sera pas forcément plus facile d'affronter une nation du nord qu'une nation du sud."


Le centre de Perpignan Maxime Mermoz veut pour sa part rester prudent et ne se projette pas sur les phases finales: "Si les Irlandais ont été capables de battre les Australiens, ça veut dire qu'ils sont aussi capables de nous battre. Il ne faut pas faire de projections ou de calculs... On ne sait pas ce qui peut se passer et on ne peut pas se permettre de lâcher quoi que ce soit." En revanche, la presse néo-zélandaise spécule énormément sur la France et l'annonce déjà favorite pour une place en finale face aux All Blacks. Sauf que les choses ne se passent jamais comme prévues...

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