Un choc en questions

Un choc en questions
Le France-Nouvelle-Zélande qui se jouera samedi à l'Eden Park d'Auckland (10h30, heure française) devrait être l'un des grands moments de cette Coupe du monde. Il est en tout cas très attendu en Nouvelle-Zélande. Retrouvez, en quelques questions, tout ce qu'il faut savoir sur cette rencontre.

Ce match peut-il être qualificatif pour les quarts de finale ?


Tout à fait. Le vainqueur de la rencontre décrochera son billet pour la phase finale. Il compterait alors 14 ou 15 points (avec ou sans bonus offensif) et ne pourrait être rejoint par les Tonguiens, qui n'ont plus qu'un match à disputer, ou les Canadiens. A vrai dire, il existe une probabilité infime que les All Blacks se fassent ravir leur place en quarts par le Canada. Mais il faudrait qu'ils perdent face aux Bleus et aux Canucks et que, dans le même temps, les coéquipiers de Jamie Cudmore remportent leurs deux matchs restants avec bonus... En tablant sur un (très probable) revers canadien face aux Néo-Zélandais, un point de bonus défensif suffirait samedi au perdant pour s'assurer la deuxième place de la poule. En revanche, en cas de défaite à zéro point, rien ne serait fait mathématiquement.


Comment les All Blacks ont-ils accueilli la composition d'équipe française ?


Avec diplomatie. Alors que la Une du New Zealand Herald, accusant les Français d'avoir aligné l'équipe B, avait fait grand bruit, les All Blacks ont pris grand soin de ne pas entrer dans ce jeu. "J'ai compté et ils totalisent 642 sélections dans leur XV de départ. Alors ça m'a plutôt l'air d'être une équipe solide...", a commenté le sélectionneur Graham Henry. Son adjoint Steve Hansen a poursuivi : "Qui sommes-nous pour dire quelle est leur meilleure charnière pour jouer ce match? Il faut laisser aux Français le droit de faire ce qu'ils pensent être bon pour leur équipe, ce qu'ils ont fait. Ils ont aligné une très bonne équipe, leurs entraîneurs ont retenu ce qu'ils pensent être la meilleure équipe pour la compétition. On les traitera avec autant de respect que d'habitude." Les Néo-Zélandais, qui subissent une très forte pression de la part de l'opinion publique avant cette rencontre, se gardent bien d'en rajouter. Et savent que, face à eux, les Français n'ont surtout pas intérêt à être surmotivés par des polémiques d'avant-match.


Qui est le dernier adversaire à avoir battu la Nouvelle-Zélande à l'Eden Park ?


On vous le donne dans le mille... C'est la France qui, la dernière, a fait tomber les All Blacks dans leur jardin d'Auckland. Les faits remontent à la fameuse tournée de 1994 et constituent la seule défaite des Néo-Zélandais dans ce stade lors des 25 dernières années. Les Français, emmenés par leur futur sélectionneur Philippe Saint-André, l'avaient emporté 23 à 20 au terme d'un match épique. Ils comptaient d'ailleurs dans leur XV de départ leur actuel entraîneur des arrières, Emile Ntamack. Sachez toutefois que la Nouvelle-Zélande a remporté les trois matchs de Coupe du monde qu'elle a disputés à l'Eden Park, et qu'ils l'avaient tous été avec au moins vingt points d'écart.


Combien y a-t-il de survivants de la victoire tricolore à Dunedin (14-10) en 2009 ?


Ils sont dix-huit au total, Français ou Néo-Zélandais. Côté Bleus, onze des vingt-deux joueurs qui seront sur la feuille de match samedi avaient participé à ce succès historique. Médard, Clerc, Traille, Picamoles, Dusautoir et Papé étaient titulaires il y a deux ans et le seront encore samedi. Heymans, Trinh-Duc, Servat et Barcella, qui étaient aussi dans le XV de départ, seront remplaçants cette fois, à l'inverse de Yachvili, sur le banc à Dunedin et titularisé à l'Eden Park. Côté néo-zélandais, sept joueurs ont vécu l'affront de cette défaite sur leur sol. Jane, Nonu, Thomson, Thorn et Woodcock, titulaires lors des deux rencontres, auront l'occasion de prendre leur revanche, de même qu'Hore et Weepu, remplaçants cette fois.


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