La victoire en déchantant

La victoire en déchantant
Le XV du Chardon s'est fait peur (34-24) face à la modeste Roumanie. Menés à dix minutes de la fin, les coéquipiers de Paterson ont frisé la correctionnelle. Pour sortir de cette poule relevée, avec l'Angleterre et l'Argentine, l'Écosse devra endurcir son paquet d'avants, dominé samedi.

La première grosse surprise de la Coupe du monde n'est pas passée loin. A dix minutes près. Grace à un paquet d'avants ultra-dominateur, la Roumanie a créé la sensation, samedi, au Rugby Park d'Invercagill, en passant devant le XV du Chardon (21-24, 70e). Dépassés en conquête, les Écossais se sont finalement imposé (34-24), et ont même arraché un point de bonus offensif inespéré, en marquant quatre essais et laissant entrevoir quelques mouvements de jeu prometteurs.


Pour espérer sortir de la poule B, où Anglais et Argentins font figure de favoris, les hommes d'Andy Robinson n'avaient pas le droit à l'erreur. Ces cinq points (quatre pour la victoire, un pour le bonus) leur ôtent une première épine du pied. Pas la plus difficile à enlever, a priori, et pourtant. Les Chênes (surnom donné aux joueurs roumains), ont inscrits deux essais en force (40e, 68e) pour faire douter les Écossais des leurs. Tout valeureux soient-ils, les Roumains ne sont plus aussi redoutés qu'il y a vingt ans, lorsqu'ils rivalisaient avec les nations européennes et avaient battu les Bleus (en 1990, 12-6).


Avant de se frotter au paquet d'avants géorgien, façonné par la lutte -sport national- et le Top 14, les coéquipiers du prometteur 2e ligne Richie Gray vont devoir s'endurcir. "Je suis déçu par certains aspects de notre match. Il y a vraiment beaucoup de travail devant nous, mais nous sommes toujours vivants", a résumé Alastair Kellock, le capitaine écossais.


Difficile de renverser la vapeur, en mêlée, face à l'un des pack les plus redoutés au monde. Mais avec les lignes arrières virvoletantes que l'on a pu entrevoir en début et fin de match, avec quatre essais à la clefs, l'Écosse pourrait épuiser les golgoths caucasiens, emmenés par Mamuka Gorgodze, surnommé "Gorgodzilla". Les jambes de Danielli (auteur de deux essais samedi), les crochets d'Evans, la vista de Parks, le tout dirigé par l'expérience de Paterson, voilà qui promet une belle opposition de style.


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