Emma - (Re)découvrez la série évènement avec Solène Hebert (Victoire Lazzari) sur MYTF1 !

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Avec “Emma”, Solène Hebert se révélait dans son premier rôle principal pour une série télévisée. La série qui compte deux épisodes est de nouveau disponible sur MYTF1 !

Avant d’incarner la brillante Victoire Lazzari dans Demain nous appartient, Solène Hebert s’est faite connaître en se glissant dans la peau d’une androïde, Emma. A l’occasion du retour de la série sur MTF1, nous vous proposons de lire l’interview que Solène Hebert nous avait accordé à l’époque de sa première diffusion.

Les téléspectateurs vous connaissent peu. Quel est votre parcours ?

Après une formation de deux ans aux cours Florent, j’ai eu la chance de décrocher le rôle principal d’un film de Jean-Pierre Mocky, Le Mentor, sorti en 2011. Ensuite, j’ai poursuivi ma formation au théâtre d’Asnières. Dans le même temps, j’ai décroché plusieurs petits rôles dans des films et séries télévisées, notamment la deuxième saison de La Nouvelle Maud. Emma compte beaucoup dans mon parcours puisque c’est mon premier grand rôle dans une série télévisée.

Votre personnage, Emma, est un androïde intégré à une équipe d’enquêteurs. Ce genre de fiction est très rare en France. Comment avez-vous réagi en lisant le scénario ?

Lorsque j’ai appris que le personnage était un robot, j’ai été un peu inquiète. J’avais peur de tomber dans une série cliché avec un tas d’effets spéciaux et de gadgets. En lisant le scénario, j’ai compris que je n’aurais pas d’autres accessoires que mon jeu. Le véritable défi consistait à trouver la justesse nécessaire pour incarner ce personnage.

Que pouvez-vous nous dire d’Emma, votre personnage ?

Emma est un androïde de quatrième génération entraîné en tant qu’auxiliaire de police scientifique. Les autorités décident de la tester in vivo dans l’équipe du commandant Vitulo. Dotée de capacités intellectuelles et physiques extraordinaires, Emma doit permettre de faire avancer les enquêtes plus rapidement et protéger ses collègues. Par exemple, elle peut parfaitement se prendre une balle. Concernant sa «personnalité», Emma est comme une petite fille qui découvre les codes sociaux des humains. Je pense notamment au fait qu’elle ne comprenne pas les blagues ni les expressions, ce qui contribue d’ailleurs à la rendre assez touchante.

Finalement, êtes-vous parvenue à mettre un peu de votre personnalité dans ce personnage ?

Bien sûr, je suis partie de moi pour composer ce rôle. Mon interprétation étant libre, j’ai pu façonner Emma et faire mes propres choix. On ne peut pas mentir et créer un personnage extérieur à soi de toutes pièces. Il faut tirer des ficelles existantes et les transformer, en les exagérant ou les atténuant. Par exemple, avec Emma, j’ai accentué un trait de ma personnalité, qui est l’observation, et la capacité à prendre du recul face à une situation.

Emma a des capacités extraordinaires mais elle a aussi un comportement en décalage complet avec celui des humains. Comment vous êtes-vous préparée pour entrer dans la peau d’Emma ?

Emma est censée pouvoir courir très vite, il fallait que je sois crédible. J’ai donc suivi une préparation sportive assez intense, aux côtés de Brigitte Basse, pour travailler mes placements et mon endurance. J’ai également bénéficié de l’aide de Zoltan Mayer, un coach de jeu qui m’a aidée à humaniser Emma. J’ai aussi beaucoup travaillé ma voix et ma gestuelle pour trouver le juste milieu que les auteurs cherchaient : éviter de tomber dans l’écueil de faire d’Emma un simple automate et lui donner un peu de candeur pour la rendre attachante. C’est un numéro d’équilibriste difficile mais passionnant !

Votre interprétation d’Emma est assez bluffante, vous entretenez parfaitement l’illusion. Qu’est-ce que ce rôle vous a apporté ?

Beaucoup de confiance ! C’est un vrai challenge d’incarner Emma, non seulement parce que ce n’est pas un rôle comme les autres, mais aussi parce que je connais l’implication au long cours de Manon Dillys et Sébastien Le Délézir, les auteurs, de Gilles de Verdière, le producteur, et de tous ceux qui ont contribué à faire naître la série. Il était important pour moi de ne pas les décevoir et de leur faire honneur. Je pense aussi à Patrick Ridremont que j’ai eu la chance de rencontrer sur ce tournage. Dès le premier jour, nous avons créé, ensemble, une belle alchimie.

Quel souvenir gardez-vous du tournage ?

Excellent ! Nous avions la chance d’être entourés d’une équipe de grands professionnels, plutôt habitués à travailler pour le cinéma, tous très sympathiques, et soigneusement choisis par Alfred Lot, le réalisateur. Il est parvenu à tourner de très belles images dans un temps assez court. Je tiens aussi à saluer l’implication des auteurs, Manon Dillys et Sébastien Le Délézir, qui ont été très présents à mes côtés tout au long du tournage. Nos échanges, très riches, ont contribué à donner de la matière à mon personnage.