Equipe de France : Mbappé "bouillonne un peu" avant Bulgarie-France mais refuse l'étiquette de "sauveur"

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Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2017-10-05T16:04:03.900Z, mis à jour 2017-10-05T16:12:44.727Z

A deux jours du match crucial Bulgarie-France, Kylian Mbappé est apparu serein face à la presse. L'attaquant des Bleus a évoqué cette étape importantissime sur la route du Mondial 2018, ainsi que son rôle au sein de l'équipe de France.

Auteur de son premier but avec l'équipe de France lors du dernier rassemblement (lors de France-Pays-Bas 4-0, avant le 0-0 contre le Luxembourg), Kylian Mbappé a retrouvé les Bleus cette semaine pour préparer les deux derniers matches des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 : Bulgarie-France samedi 7 et France-Biélorussie mercredi 10. En conférence de presse, le jeune Français a évoqué ce premier rendez-vous capital dans la course au Mondial russe.

"La pression, j'adore"


Les Bleus ont leur destin entre leurs mains, mais ils risquent de souffrir à Sofia samedi contre une Bulgarie qui a fait le plein chez elle (quatre victoires en autant de matches à domicile). "Ça bouillonne un peu, on adore les matches à enjeu avec beaucoup de pression. On est pressé d'être sur le terrain", assure Kylian Mbappé.

La pression, les Français l'auront. A cause de leur contre-performance face aux Luxembourgeois à Toulouse (0-0), ils n'ont qu'un seul point d'avance sur la Suède, 4 sur les Pays-Bas et 5 sur la Bulgarie. Une configuration qui ne leur laisse que peu de marge. Mais pas de quoi impressionner Mbappé outre mesure : "La pression, c'est quelque chose que j'adore, qui m'anime. Il y a des challenges de plus en plus durs et c'est une grande fierté de les relever. C'est avec plaisir que je prends la pression."

Kostadinov ? "Connais pas"


"On attend ces grands matches avec impatience. Le moment voulu, il faudra répondre présent", ajoute le buteur de 18 ans. Lui n'était pas né en 1993 quand le Bulgare Emil Kostadinov avait ruiné le rêve des Français, éliminés sur le fil de la course au Mondial 1994. "Kostadinov ? Connais pas", glisse-t-il, avant de poursuivre : "Ça ne me dit rien. Il n'y aura pas de fantômes dans mon esprit." Tant mieux pour lui, car les plus anciens s'en rappellent sans doute.

"Sauveur, je ne pense pas"


En début de semaine, Didier Deschamps laissait entendre qu'il n'avait aucun problème à aligner de jeunes joueurs dans des grands rendez-vous, du moment que ces hommes sont assez forts pour briguer une place dans le onze de départ. Avec son début de saison de feu avec le PSG (3 buts et 2 passes décisives en 8 matches), Kylian Mbappé pourrait être aligné face à la Bulgarie. Mais pas question d'accepter cette étiquette de sauveur qu'on lui colle parfois.

"Non, sauveur, je ne pense pas. On sera onze sur le terrain. C'est normal que les gens attendent plus de moi. Lorsque vous avez des bons joueurs, c'est normal qu'on attende qu'ils fassent la différence. Mais nous avons un groupe de qualité. Ce n'est pas un joueur qui fera la différence, c'est le groupe. Tout le monde peut faire la différence", estime-t-il. Mbappé le reconnaît : "Depuis que je suis arrivé (en équipe de France, ndlr), j'ai beaucoup appris. Et j'ai encore beaucoup à apprendre."

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