A deux face à Fabregas ?

Voir le site Euro 2012 de football

A deux face à Fabregas ?
Par De notre envoyé spécial à Kiev, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-30T21:01:11.000Z, mis à jour 2012-07-01T11:42:39.000Z

L'Italie ne devrait pas revenir à trois défenseurs centraux pour affronter l'Espagne, qui pourrait faire confiance à Fabregas en pointe.

La dernière fois qu'ils se sont croisés, Italiens et Espagnols se sont quittés bons amis. Surtout, l'Italie a pris conscience qu'elle avait peut-être un rôle à jouer durant ce mois de juin sous le soleil est-européen. C'était le 10 juin dernier à Gdansk. Trois semaines plus tard, la Roja et la Squadra Azzurra sont prêtes à en découdre de nouveau. Autre pays. L'Ukraine. Autre cadre. La finale. On serait tenté d'ajouter autre organisation aussi tant l'Italie a changé depuis cette première. A l'époque, pour mettre à mal les Espagnols, Cesare Prandelli avait décidé de mettre trois joueurs dans l'axe de sa défense. Ça avait fonctionné à merveille. Quid de dimanche ?

"Franchement, on ne recommencera pas. Sur les derniers matches, on a trouvé un bon équilibre. Mais on peut également changer en cours de route. Nous avions plus joué à deux et demi qu'à trois d'ailleurs", a expliqué Cesare Prandelli. Comprenez : l'Italie joue très bien à quatre défenseurs et en fera de même face aux Espagnols. Et pas question de se renier. L'exemple du Portugal plutôt que celui de la France : "J'espère qu'on pourra jouer de manière positive et gagner les ballons. Mais ça dépendra beaucoup de notre approche et de l'Espagne. Notre but sera de bloquer les espaces, au milieu de terrain en particulier."

Fabregas en pole

Dans le choix des hommes, Prandelli devrait faire confiance aux "Allemands" avec le retour possible d'Abate sur le côté droit de la défense. De Rossi (nerf sciatique) et Chiellini (cuisse) sont prêts à en découdre. On retrouvera évidemment la doublette Cassano - Balotelli en attaque. Les deux larrons auront à se frotter à une Espagne dont on n'attend que peu de surprises. Le seul point d'interrogation se trouve à la pointe de l'attaque. Comme d'habitude.

A la question : "Allez-vous jouer avec un faux 9 dimanche ?", Vicente del Bosque a répondu le plus sérieusement du monde : "On aura trois attaquants". Le sélectionneur espagnol se laisse le choix des armes, qui semblent être au nombre de trois : Fabregas, le faux 9, Torres, le buteur déchu, et Negredo, la surprise des demies. A priori, le dernier nommé n'a guère de chance de démarrer. En tout cas moins que Torres et surtout Fabregas, qui avait marqué lors du premier match entre les deux équipes. Vicente del Bosque n'a pas oublié. Les Italiens non plus.

A deux face à Fabregas ?