Attention, virage dangereux

Voir le site Euro 2012 de football

Attention, virage dangereux
Par De notre envoyé spécial à Donetsk, Maxime Dupuis|Ecrit pour TF1|2012-06-14T19:06:29.000Z, mis à jour 2012-06-15T15:56:04.000Z

Comme depuis 2006, les Bleus abordent leur deuxième match sans garantie et avec un seul point au compteur. Face à l'Ukraine, il s'agira de lever les doutes et d'avancer. Sur le plan comptable avant tout.

L'ENJEU :

A l'heure d'affronter l'Ukraine avec une besace remplie au tiers, comme en 2006, 2008 et 2010, on ne peut évidemment s'empêcher de penser aux virages ratés des Bleus lors de ces dernières compétitions. Il y a six ans, si le match nul concédé face à la Corée du Sud (1-1) n'avait finalement donné que des grosses suées aux Tricolores, on ne peut oublier la raclée néerlandaise deux ans après (4-1) et le raté de Polokwane, face au Mexique (2-0), avec les conséquences que l'on sait aujourd'hui. Florent Malouda, qui a pris part à toutes ces campagnes, sait à peu près ce qu'il faut faire pour s'éviter des chaleurs superflues dans un coin de l'Ukraine où le mercure n'est pas loin de casser le thermomètre.

Laurent Blanc, lui, n'a qu'un souhait : que ses joueurs poursuivent sur leur lancée de lundi. Le sélectionneur a aimé la prestation de ses hommes, s'inquiétant simplement d'une entame ratée qui aurait pu coûter bien plus cher à ces Bleus dont on n'arrive pas encore à savoir de quel bois ils se chauffent. Contre l'Ukraine, qui était moribonde avant que Shevchenko ne se rappelle au bon souvenir de ses fans, la recette ne devrait pas être différente de celle de l'Angleterre. C'est juste en face que la donne devrait changer. Les Ukrainiens ne semblent pas capables d'évoluer avec la même discipline tactique que les Anglais. Tant mieux pour les Bleus, dont le jeu déployé ne demande que d'avoir de la place pour s'exprimer. Plus on a d'espaces, plus on rit. Normalement...

LES CHIFFRES CLES:

Six rencontres. Zéro défaites. Au moins, la France a l'expérience de rencontres réussies face à l'Ukraine. Les Bleus ont gagné trois fois face aux hôtes de l'Euro. La dernière fois, c'était en juin 2012 à... Donetsk (1-4). Le stade était vide et la rencontre amicale. Tout le contraire de vendredi.

L'équipe de France, qui reste sur huit matches de phase finale sans victoire, n’a jamais battu un pays hôte au Championnat d'Europe des Nations (1-1 contre la Suède en 1992 et 2-3 contre les Pays-Bas en 2000).

LES EQUIPES POSSIBLES :

C'est le credo de Laurent Blanc. On ne change pas une équipe sur une impression ou sur un match. La tendance serait donc à ce que le sélectionneur aligne la même équipe que face à l'Angleterre. Mais Yann M'Vila est désormais débarrassé de ses soucis de cheville et prêt à en découdre. Titulaire au milieu de terrain depuis deux ans, le Rennais le sera-t-il face à l'Ukraine alors qu'Alou Diarra a excellé dans le combat contre l'Angleterre ? C'est très possible. Mais cela ne signifie pas que le Marseillais ne le sera pas. Florent Malouda, moins en vue lundi, pourrait céder sa place. Et laisser les deux costauds dans l'entrejeu, dans un dérivé de l'organisation vue en Bosnie en septembre (0-2). Peut-être le match le plus accompli de l'ère Blanc. Cela dit, le quotidien L'Equipe a publié dans la matinée des informations selon lesquelles Jérémy Menez pourrait être titularisé pour permettre à Samir Nasri de souffler tandis que Marvin Martin pourrait être intégré au milieu de terrain... Fin du suspense vers 17 heures. Du côté ukrainien, il est possible que Blokhine reprenne exactement les mêmes que face à l'Ukraine. La défense centrale, réputée peu sûre et discutée, sera la même.

Attention, virage dangereux