Bento : "On a notre identité"

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Bento : 'On a notre identité'
Par Maxime DUPUIS (Envoyé spécial à Donetsk)|Ecrit pour TF1|2012-06-26T18:19:22.000Z, mis à jour 2012-06-26T20:54:46.000Z

A l'inverse de la France, le Portugal de Paulo Bento compte imposer sa manière de faire et son jeu à l'Espagne, mercredi en demi-finale.

Comment abordez-vous cette demi-finale face à l'équipe d'Espagne, mercredi à Donetsk ?

PAULO BENTO : Il va falloir développer notre jeu. On veut avoir la possession du ballon. On sait qu'il y aura des moments où l'on pourra. D'autres, non. Mais on a de l'ambition et du courage. Il va falloir être patient également et imposer notre pression partout sur le terrain. Mais il ne faudra pas défendre tout le temps. On ne peut pas faire ça constamment devant le champion du monde et d'Europe. Ils ont des faiblesses aussi. Une deuxième grande finale est au bout pour le Portugal. On en est conscient et c'est pour cela qu'on a tant travaillé.

Quels sont les points faibles de l'Espagne ?

P.B. : Ils ont quelques points faibles, comme toutes les équipes. Le plus important sera de les trouver, de les analyser et de trouver la bonne stratégie. Ils n'ont plus perdu depuis la Suisse en 2010 en match officiel. Mais ils ont connu des difficultés contre l'Italie et la Croatie. Contre la France aussi, ils ne se sont pas créé beaucoup d'occasions. Mais nous ne regardons pas ce que les autres ont fait contre l'Espagne, on a notre identité.

Jouer face à une Espagne sans avant-centre fixe, ça change quoi ?

P.B. : Peu m'importe si Fabregas joue 9. On a notre organisation et on viendra avec. On sera ambitieux.

Vous avez bénéficié de deux jours de repos supplémentaires. Un avantage...

P.B. : Ces deux jours, que puis-je y faire ? D'un point de vue physique, quatre jours suffisent pour se remettre d'aplomb. Même à ce moment de la saison. Nous, on a bénéficié de six jours. Les autres fois, quatre jours. Cela ne changera rien à notre avant-match. On va faire comme d'habitude, manger le même repas et on arrivera au stade avec la plus grosse motivation du monde.

Vous avez commencé ce tournoi difficilement, avant de monter en puissance. Les critiques vous ont-elles touché ?

P.B. : Je pense que les critiques ne sont pas arrivées au bon moment. Après l'Allemagne, il fallait continuer à croire en ce qui était possible. On avait une grosse confiance et aujourd'hui, cela peut se transformer en moment de joie pour tout un pays. J'ai déjà joué une demi-finale en tant que joueur (ndlr : Euro 2000). J'aimerais maintenant disputer une finale en tant que manager.