Benzema "devait permuter"

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Benzema 'devait permuter'
Par De notre envoyé spécial à Donetsk, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-11T21:16:00.000Z, mis à jour 2012-06-12T12:07:51.000Z

Comme en préparation, Karim Benzema a grandement participé au jeu et beaucoup décroché. Mais face à l'Angleterre (1-1), ça n'a pas marché.

Au four et au moulin. Surtout au moulin. Quatre ans après sa dernière sortie en grande compétition, Karim Benzema a vu du pays et a tout fait pour rattraper le temps perdu, lundi soir sur la pelouse de la Donbass Arena. Face à une équipe d'Angleterre dont l'ambition n'était pas très élevée et a quand même plongé au fur et à mesure que le temps s'égrenait, l'attaquant du Real Madrid n'a pas trouvé la faille. Non pas que John Terry et Joleon Lescott l'aient muselé. Mais surtout parce que l'international français ne s'est jamais réellement retrouvé en position favorable. Si ce n'est en début de match, sur un service de Samir Nasri (11e). Un quart d'occasion.

Lundi, Karim Benzema a surtout brillé par son activité et le don de soi. A gauche, à droite, en retrait et quand même un peu dans l'axe, l'ancien Lyonnais a participé au jeu sans rechigner. A l'image de ce que l'on avait vu face à la Serbie (2-0) ou contre l'Estonie (4-0) quelques jours plus tard. Contre ce dernier adversaire, Benzema avait même poussé jusqu'à réussir un doublé et se remettre dans le sens... du but, lui qui n'avait plus marqué depuis septembre 2011 et un déplacement en Albanie (1-2).

"Les ballons n'arrivaient pas tout le temps"

Dans les travées de la Donbass Arena, l'international français s'est voulu positif. Les Bleus n'ont pas gagné. Mais n'ont pas démérité. Et surtout manqué de "réussite". "On a trouvé un système qui leur posait des problèmes. On a joué à une touche de balle pour se créer des occasions. Mais Il faisait vraiment chaud, c'était difficile", a-t-il confié en zone mixte. Et son rôle dans l'équipe ? "Contre l'Angleterre, il fallait permuter", a-t-il analysé. "J'ai un peu essayé les appels en profondeur mais les ballons n'arrivaient pas tout le temps. Alors il a fallu décrocher et jouer en une touche. On savait que cela les dérangeait. On l'a bien fait." Au risque de perdre en impact dans la surface de réparation.

En 2012, la mode est au football sans réel avant-centre. On l'a encore vu dimanche avec l'Espagne. Karim Benzema en est un. Mais a fait le travail que Laurent Blanc et le style de l'équipe de France lui imposaient. Il a touché bien plus de ballons qu'un joueur de surface, c'est son jeu et sa force également. Mais face à un mur, un point de fixation un peu moins mobile et collé aux basques de Terry et Lescott aurait pu faire son effet. Olivier Giroud aurait pu être celui-ci. Mais Laurent Blanc, qui se refuse toujours à mettre les deux hommes sur le terrain au même moment, en a décidé autrement. Dommage.