Blanc cache bien son jeu

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Blanc cache bien son jeu
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Kiev|Ecrit pour TF1|2012-06-18T20:14:48.000Z, mis à jour 2012-06-19T11:26:32.000Z

Laurent Blanc a pour habitude de dévoiler son équipe à deux ou trois heures du match. Face à la Suède, il procédera de la même manière.

Samedi 26 mai. Valenciennes. Première sortie des Bleus face à l'Islande. L'aventure commence un cadeau de la maison : la divulgation du onze qui va débuter le lendemain. Evidemment, Laurent Blanc n'en a pas fait une habitude et dès le match face à la Serbie, le sélectionneur national a gardé ses petits secrets pour lui, livrant la primeur de ses choix aux joueurs. En général, ceux-ci apprennent leur titularisation ou non à quelques encablures du match. Plus précisément durant la collation.

"C'est quasiment toujours à ce moment, environ trois heures avant le match. Et demain, ce sera pareil", a annoncé Laurent Blanc lundi à Kiev. Aligné face à l'Ukraine, Gaël Clichy avait plaisanté sur le sujet, samedi, expliquant que c'était "mieux la veille" et que le coup du paperboard avant de monter dans le bus n'était pas ce qu'il préférait. En général, à J-1, les joueurs ont une idée plus ou moins précise de ce qui se trame avec le dernier entraînement accompagné de la fameuse mise en place tactique, où chasubles jaunes, verts, bleus ou d'autre couleur se côtoient, offrant aux joueurs et observateurs les clés et les informations essentielles.

Le Président brouille les pistes

Laurent Blanc aime bien jouer quelques tours aux indiscrets : "Arrêtez de regarder les chasubles, vous vous trompez des fois", a-t-il lancé, hilare, aux journalistes, lundi en conférence de presse. Tout en livrant une info sur sa composition "suédoise", qui devra aller décrocher sa place en quart de finale du Championnat d'Europe : "Il y aura peut-être une équipe différente de celle qui a débuté face à l'Ukraine", a-t-il consenti à lâcher, bien mystérieux.

Des mystères, le Président en a faits d'autres, lundi au stade Olympique de Kiev, lors de la séance organisée à huis clos. Comme s'il cherchait encore, le sélectionneur a procédé à quelques associations difficilement transposables à un futur onze de départ qui ne peut tourner qu'aux marges, compte tenu de l'enjeu, comme une association Rami-Koscielny ou une "titularisation" de Giroud devant Ribéry-Nasri-Ménez. Laurent Blanc, qui avait changé trois hommes entre l'Angleterre et l'Ukraine, se laisse encore quelques heures pour se décider. Tout ses joueurs sont disponibles sauf Matuidi, à nouveau freiné par son pépin musculaire. Ils sont donc une grosse vingtaine à rester sous tension et concernés par la soirée capitale de mardi.