Blanc, idée fixe

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Blanc, idée fixe
Par De notre envoyé spécial à Valenciennes, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-05-27T07:40:36.000Z, mis à jour 2012-05-27T18:26:58.000Z

Un 4-3-3 tourné vers l'avant et de l'ambition dans le jeu : Laurent Blanc reste fidèle à ses principes, à quelques encablures de l'Euro 2012.

La pente est peut-être raide. Mais la route est droite. Ça tombe bien, Laurent Blanc ne compte pas dévier de son objectif initial. Même après deux ans de lente construction. Même à deux semaines du coup d'envoi de l'Euro 2012. Le sélectionneur national n'est pas résigné : Le jeu et la possession du ballon restent plus que jamais au cœur de son plan. Malgré quelques signes tangibles laissant penser que ses joueurs étaient peut-être plus adaptés à un football plus direct et plus à l'aise quand ils n'ont pas à donner le ton et le tempo d'une rencontre, le sélectionneur croit en son idée de base. La première rencontre des Bleus sur la route de l'Ukraine est une occasion de le rappeler.

Face à l'Islande, la France aura - sur le papier au moins - un visage résolument offensif avec cinq joueurs davantage attirés par le but adverse que par celui de Steve Mandanda : Nasri, Gourcuff, Ben Arfa, Ménez et Benzema. L'idée est séduisante. Faire jouer ces cinq hommes ensemble, on ne peut que saliver. On peut juste se demander si ce qui sera valable et possible dimanche le restera durant l'Euro. Laurent Blanc a envie d'y croire. Ce 4-3-3 version Wembley*, que l'on pourrait opposer à celui de Sarajevo (avec Diarra, M'Vila et Diaby au milieu), est tout sauf de circonstance. Et la doublette Cabaye - M'Vila, que l'on a beaucoup vue ces derniers temps, a peut-être vécu. Du moins dans son expression à deux. Avec un troisième homme en revanche...

"Si tout le monde fait le boulot..."

"Il est vrai que c'est comme cela qu'on aimerait jouer, reconnait Laurent Blanc. Le système principal, c'est quatre derrière, trois au milieu. Après, le triangle peut se déformer, vous allez dire qu'on joue en 4-3-3 ou en 4-2-3-1. Mais c'est un peu semblable. La volonté est d'avoir le ballon. Avec les atouts offensifs que l'on a, il faut des joueurs capables de les alimenter." Et si possible quelques hommes capables de gratter les ballons à la récupération. Dimanche, l'inusable Yann M'Vila ne sera pas celui-là. La tâche sera dévolue à Yohan Cabaye dont le rôle sera plus "ingrat" qu'habituellement.

Sur le papier, le milieu de Newcastle sera seul à la récupération. Dans les faits, il sera épaulé par ses partenaires de demain. Condition sine qua non à la réussite d'un tel système. Laurent Blanc en est convaincu. "Si tu n'as pas le ballon tu as des problèmes", reconnait-il. Son lointain successeur en défense centrale, Philippe Mexès, ne dit pas le contraire : "Yohan (Cabaye) sera devant nous, il sera le chef d'orchestre. Le soutien, j'espère qu'on l'aura quand même. Après, si tout le monde fait le boulot..." Alors, les Bleus pourront voyager.

* en novembre 2010, les Bleus avaient gagné en Angleterre avec Nasri et Gourcuff dans l'entrejeu, Malouda, Benzema et Valbuena devant.

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