Blanc : "J'espère qu'on n'attendra pas six ans"

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Blanc : 'J'espère qu'on n'attendra pas six ans'
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2012-06-15T20:31:22.000Z, mis à jour 2012-06-16T15:40:59.000Z

Laurent Blanc n'avait pas la tête à se projeter sur la Suède, vendredi soir. Il savoure une victoire "méritée" et pensée en amont.

"Laurent Blanc, cela aurait été dommage de ne pas jouer le match...

L. B. : Cela ne dépendait pas de nous. Quand le match a été arrêté, notre crainte était de ne pas le jouer parce qu'on s'était bien préparé. On a attendu un peu mais les choses se sont arrangées. Le stade était dans un bon état, ce qui nous a permis de jouer. J'avais peur qu'on veuille jouer à tout prix mais que la pelouse ne soit pas en bon état. Mais le stade a été bien préparé.

Comment se sont déroulées les longues minutes pendant l'interruption?

L. B. : Les deux équipes sont rentrées au vestiaire, les joueurs se sont changés et il y a eu une période de doute parce que la pluie ne cessait pas. Il y avait des éclairs, les officiels nous ont dit de rester tranquilles et qu'une décision serait prise. Les joueurs se sont changés et on est retourné en salle d'échauffement pour que les joueurs soient physiquement prêts pour la reprise.

Quelle a été la clé du succès?

L. B. : La victoire s'est construite de la 1re à la dernière minute. On a été dominateurs pendant tout le match. Les statistiques traduisent notre domination, sur la possession, les tirs, les tirs cadrés. On avait très bien étudié l'adversaire. Les Suédois avaient dit qu'ils avaient trop attendu contre l'Ukraine. L'erreur à ne pas commettre, c'était de laisser l'équipe d'Ukraine se mettre en place. On avait décidé de jouer haut, d'être agressifs et d'écarter sur les côtés. On leur a posé énormément de problèmes et ils se sont retrouvés en grande difficulté. On a été dominateur pendant presque tout le match. Il ne fallait pas lâcher, rester concentré. On mérite cette victoire. J'ai félicité mes joueurs, ainsi que l'Ukraine, qui n'a pas fermé le jeu. Il faut deux équipes pour avoir un bon match, ça a été le cas. Nous avons été meilleurs que l'Ukraine, Dieu sait si c'était difficile avec tout un public derrière elle.

Vous êtes désormais en bonne position dans le groupe. Comment allez-vous aborder le dernier match contre la Suède?

L. B. : Après un nul lors du premier match, on était certain que le dernier match serait décisif et important. Le premier match, on en parle toujours pour créer de l'engouement, mais il n'est jamais décisif. C'est mieux de le gagner pour des raisons psychologiques. Mais permettez-moi de savourer la victoire parce que cela faisait un petit moment que la France n'avait pas gagné de match en phase finale.

Que représente ce premier succès pour la France après six ans de disette?

L. B. : Six ans en compétition officielle, c'est très long. J'espère que la prochaine victoire de l'équipe de France ne sera pas dans six ans parce que dans ce cas, je ne serai plus là pour vous en parler. Parce que j'aurai été viré bien avant.

Qu'avez-vous pensé de la prestation de Ménez?

L. B. : Je ne veux pas sortir une individualité mais c'est quelqu'un qui a besoin de confiance. Il a des qualités rares, il est capable de prendre la profondeur. Cette équipe d'Ukraine laissait pas mal d'espaces. Il fallait des joueurs capables de prendre la profondeur, rapides. Ménez a beaucoup de talent mais il faut qu'il prenne de la confiance au niveau international. C'est encourageant pour lui.

Vous avez aligné Gaël Clichy à la place de Patrice Evra. La veille vous aviez dit que s'il y avait des changements, ce serait pour améliorer l'équipe...

L. B. : On savait qu'on devait gagner ce match, donc attaquer et je pense que Gaël est dans une forme physique excellente. Devant lui, il y avait Goussev, qui prend beaucoup d'espaces. Il fallait lui opposer quelqu'un qui a des jambes, et Gaël a vraiment des jambes de feu en ce moment. C'était un défenseur, mais c'était un choix offensif.

Comment abordez-vous le dernier match face à la Suède ?

L. B. : On connaît bien la Suède, moi-même j'ai eu quelques confrontations contre eux, c'est toujours serré, assez physique. Si la Suède avait égalisé contre l'Ukraine, il n'y aurait pas eu grand chose à dire. Sur un exploit individuel, la Suède peut marquer des buts. Ce sera serré J'en suis certain."