Blanc, le verre à moitié vide

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Blanc, ça sent la fin ?
Par Gil BAUDU (avec Opta)|Ecrit pour TF1|2012-06-30T20:37:48.000Z, mis à jour 2012-07-01T14:09:36.000Z

Chiffres à l'appui, Laurent Blanc laisse derrière lui un bilan honorable. Mais pas pleinement convaincant.

Le chantier était immense. Colossal. Quand Laurent Blanc a repris les rênes de l'équipe de France, il avait face à lui un vaste champ de ruines. En deux ans, le Cévenol s'est efforcé de redorer l'image des Bleus. De redessiner leur identité de jeu. Missions accomplies ? Pas tout à fait, même si Blanc laisse derrière lui une sélection en progrès sensibles. Son bilan statistique, lui, n'est pas fameux. Il est honorable. Singulier, même : les Bleus ont entamé l'ère Blanc par deux défaites, en Norvège (2-1) et face à la Biélorussie (0-1). Ils l'ont conclue par deux autres revers - face à la Suède (0-2) et l'Espagne (0-2) - qui ont scellé son destin lors de l'Euro 2012. Entre-temps, une série de de vingt-trois matches sans défaite, l'une des plus longues pour un sélectionneur de l'équipe de France. Seul Aimé Jacquet a fait mieux.

Blanc, le verre à moitié vide

Sous les ordres de Blanc, l'équipe de France aura soufflé le chaud et le froid. Ces deux années ont été rythmées par des coups d'éclats en Angleterre (1-2), contre le Brésil (1-0) et en Allemagne (1-2). Mais toutes ces victoires de prestige ont été acquises en amical, lors de matches sans enjeu. Ceux qui comptaient vraiment, qui valaient leur pesant d'or, les Bleus les ont trop rarement survolés. Ils n'en ont remportés que la moitié. C'est dire si les trois points glanés en Bosnie (0-2), le 7 septembre 2010, sont restés une promesse sans véritable lendemain. Le bilan de Blanc en compétitions officielles ne fait pas le poids avec celui de ses prédécesseurs. Même le très controversé Raymond Domenech affiche un ratio supérieur.

Blanc, le verre à moitié vide

Dans le jeu, les chiffres accréditent pourtant la thèse selon laquelle l'équipe de France a amorcé une mutation (lire Avec lui, les Bleus avaient changé). Ils défendent aussi l'idée que Blanc avait trouvé le noyau dur tant recherché. Hugo Lloris, promu capitaine au nom de son exemplarité sur le terrain, en a été le porte-drapeau. Même à court de forme, Adil Rami, Karim Benzema et Yann M'Vila ont toujours bénéficié d'un temps de jeu conséquent. Samir Nasri aussi. Mais son comportement douteux pourrait jouer contre lui dans le futur. Quelle que soit l'identité du futur sélectionneur.

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