Les Bleus n'ont pu passer la seconde

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Les Bleus n'ont pu passer la seconde
Par De notre envoyé spécial à Donetsk, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-11T17:35:16.000Z, mis à jour 2012-06-12T09:12:34.000Z

Tombée sur une équipe d'Angleterre parfaitement organisée, l'équipe de France a manqué de vitesse et de mobilité pour animer son 4-3-3. Mais pas d’envie.

ORGANISATION AU COUP D'ENVOI : La préparation ayant été réussie, Laurent Blanc s'est payé de luxe d'ouvrir la compétition avec le onze majeur vainqueur de l'Estonie (4-0), le 5 juin dernier au Mans. Sans surprise et malgré quelques soucis défensifs dans l'axe ou les performances en demi-teinte de Samir Nasri tout au long des matches amicaux, le sélectionneur national a renouvelé sa confiance aux joueurs concernés. Les Bleus se sont donc présentés sur la pelouse de la Donbass Arena dans le 4-3-3 attendu, avec une défense constituée du quatuor Evra, Mexès, Rami, Debuchy, un coeur du jeu avec Malouda à gauche, Cabaye à droite et Diarra en sentinelle et une triplette offensive habituelle avec, de droite à gauche, Nasri, Benzema et Ribéry.

Les Bleus n'ont pu passer la seconde

De la 1re à la 45e minute: Faux rythme, vrai casse-tête

"On va jouer notre jeu", avait promis Laurent Blanc qui s'attendait à trouver une équipe d'Angleterre regroupée, avec deux flèches chargées de piquer les Bleus dans leur dos, Danny Welbeck et Ashley Young. Elles furent trois avec Alex Oxlade Chamberlain, surprise concoctée par le chef Hodgson. A l'arrivée, l'affaire n'a pas été aussi limpide qu'imaginé puisque les Anglais ont commencé à presser très haut des Bleus embarrassés au moment de sortir le ballon, à l'image d'Adil Rami, auteur d'une cagade qui aurait pu coûter cher sans le sauvetage de Philippe Mexès (3e). Il aura fallu près de cinq minutes pour voir les Bleus en position offensive, avec Benzema à la réception d'un bon service de Nasri qui, comme lors des matches de préparation, a constamment repiqué vers l'intérieur et même vers la gauche, laissant souvent Mathieu Debuchy esseulé le long de la ligne. Sauf sur les phases défensives.

La suite a été plus conforme à ce qui était "prévu". A un détail de taille près : les joueurs de Roy Hodgson n'ont pas complètement joué sur leur but et, surtout, donné le tempo du match, œuvrant en bons pères de famille. Sans trop sortir et profitant à plein des nombreuses erreurs de relance de l'entrejeu bleu et d'Adil Rami. Les Français dans tout ça ? Un cruel manque de percussion et d'imagination. Mis à part Franck Ribéry, qui a provoqué dès qu'il le pouvait, les Bleus ont joué arrêté. Mais fini par répondre à Lescott, qui avait ouvert le score à la demi-heure, sur une frappe de Nasri qui, sans être brillant, a été récompensé de ses efforts.

De la 45e à la 90e minute : Garçon, la même chose

Un quart d'heure de cryovestes plus tard, les Bleus sont repartis sur le même rythme, à l'exception de Franck Ribéry, débordant d'énergie sur son couloir gauche. Le Bavarois n'a pas ménagé sa peine, tentant de déstabiliser la défense anglaise en dézonant et en multipliant les courses. Même constat pour Karim Benzema, rarement en position d'avant-centre et souvent amené à tourner autour de ses coéquipiers pour essayer de créer des opportunités à défaut de les conclure. Patrice Evra, solide et appliqué en défense, a également tenté d'apporter son écot mais l'Angleterre, peut-être émoussée, sans doute satisfaite du résultat, s'est contentée de défendre.

De la 83e à la fin : Les jokers n'ont rien changé

Malgré la chaleur, qui n'a guère aidé les vingt-deux acteurs du match à produire du jeu, Laurent Blanc a tardé avant de faire appel à ses remplaçants. Il a fallu attendre les dix dernières minutes pour voir Hatem Ben Arfa et Marvin Martin remplacer Yohan Cabaye et Florent Malouda. Avec les deux entrants, Laurent Blanc a fait descendre Samir Nasri d'un cran. Ce dernier a numériquement pris la place de Cabaye avec Martin à sa gauche. Ben Arfa, lui, s'est installé à droite au sein d'une attaque qui a terminé de manière quelque peu désordonnée, avec, parfois, Ribéry, Nasri et Ben Arfa dans le même rayon. A l'arrivée, rien de plus. Un nul pour commencer. Comme en 2006, 2008 et 2010.

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