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Les Bleus ont "joué simple et vite"

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Les Bleus ont 'joué simple et vite'
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Reims|Ecrit pour TF1|2012-05-31T22:52:16.000Z, mis à jour 2012-06-01T18:48:38.000Z

Laurent Blanc a peut-être trouvé la clé de son animation offensive, jeudi face à la Serbie (2-0). Ses joueurs ont livré une prestation de qualité avant d'être rattrapés par la fatigue.

De Valenciennes à Reims, en passant par le Touquet, l'équipe de France a voyagé et fait un pas en avant. Jeudi face à la Serbie (2-0), avant qu'elle ne soit rincée physiquement, la formation de Laurent Blanc a délivré une prestation de qualité et à des années-lumière des trois premiers quarts du match de dimanche dernier face à l'Islande (3-2) où, jonglant avec les états de forme et curieux de voir ce que cela pouvait donner, le sélectionneur avait aligné le carré offensif made in 87, plus Gourcuff et Cabaye dans l'entrejeu. A l'arrivée, deux buts de débours à la pause et l'impression d'avoir assisté à une démonstration de talentueux solistes, obnubilés par le but adverse et désintéressés par le leur.

Jeudi, Laurent Blanc a rectifié le tir et aligné une équipe plus équilibrée. Mieux que cela, le sélectionneur a trouvé une formule qui marche et sied parfaitement à ses envies et son ambition. Un 4-3-3, qui "est plus qu'une option", dit-il, et enfin, les bonnes personnes dans les bonnes cases. Florent Malouda et Yohan Cabaye, devant la sentinelle, Franck Ribéry et Samir Nasri en soutien de Karim Benzema, tout s'est imbriqué face à la Serbie. "Il y a eu du mouvement, du déplacement entre les lignes et du jeu simple", a témoigné Yohan Cabaye. Même constat dans la bouche d'Alou Diarra, entré en jeu dès la 4e minute en lieu et place du malheureux Yann M'Vila : "On a joué simple et vite".

Même Ben Arfa a aimé

On n'ira pas jusqu'à dire que cela a surpris Laurent Blanc. Quand même pas. Mais le sélectionneur national reconnait avoir probablement assisté à la meilleure première période de son équipe, offensivement parlant. "Dans ce domaine, certainement. Il y a eu des permutations, le trio offensif composé de Franck Ribéry, Karim Benzema et Samir Nasri a de la qualité, il fallait prouver que ces trois-là étaient capables de jouer ensemble. Ils l'ont montré ce soir. Les caractéristiques de ces trois joueurs peuvent mettre à mal une défense." Même Hatem Ben Arfa, relégué sur le banc et entré en fin de match, a reconnu que l'équipe de France avait plus d'allure et apportait plus de garanties : "C'était plus équilibré, avec plus de joueurs défensifs qui tenaient bien la baraque. Devant, ça a bien combiné et on s'est créé des occasions."

Ça, c'est pour la première période, pas loin d'être idéale. La suite, en revanche, a été plus mitigée en raison d'une baisse de régime physique compréhensible et attendue. "On a fait la première période qu'on voulait, s'est réjoui Philippe Mexès, qui aura passé 162 minutes sur le terrain lors des deux premières sorties des Bleus. Après, on s'est un peu relâché. C'est dû à la fatigue." Rien d'anormal ni d'inquiétant. Cette semaine, c'est revenu comme un leitmotiv dans la bouche de Laurent Blanc : l'objectif est d'être prêt le 11 juin. Avant, les Bleus doivent continuer à avancer. Prochain arrêt, mardi au Mans. Il faudra en faire encore un peu plus. Un peu plus longtemps.