"Comme Chelsea face au Barça"

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'Comme Chelsea face au Barça'
Par De notre envoyé spécial à Donetsk, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-11T21:33:18.000Z, mis à jour 2012-06-12T12:07:51.000Z

La France a entamé l'Euro par un nul face à l'Angleterre (1-1). Les Bleus ont eu le mérite de bien réagir face à une équipe adossée à son but.

Comme en 2006, 2008 et 2010, l'équipe de France a donc débuté son tournoi par un match nul. Cette fois en marquant un but. Et en jouant. Ce qui n'avait pas vraiment été le cas face à la Suisse, la Roumanie et l'Uruguay. On pourrait se réjouir de cette évolution positive sur la manière. Malheureusement, ces efforts n’engendrent aucun bonus comptable sur le papier ni victoire aux points. C'est dommage. Dans l'esprit, les Bleus ne l'auraient pas volé. Ils l'ont reconnu, mi-rassurés, mi-frustrés. Mais nullement surpris.

"On savait à quoi s'attendre. Ils ont joué très regroupés derrière. Globalement, je pense qu'on a dominé le match. Mais on n'a pas gagné. On est déçu sur ce point tout en étant satisfait de ne pas l'avoir perdu", a confié Laurent Blanc, un brin contrarié par l'entame de ses gars : "Le problème est de rentrer aussi timidement dans une rencontre. C'est là que vous risquez de vous faire punir..." Cela n'a pas loupé. Mais Hugo Lloris a apprécié que les copains ne baissent pas la tête : "On a eu très belle réaction après l'ouverture du score des Anglais. C'était le premier match face à une grande équipe, ils ont commencé par presser assez haut et on ne pouvait pas repartir comme on voulait".

"Les Anglais, c'est comme les Allemands"

Avec le sourire mais "frustré", Florent Malouda a reconnu que les vingt premières minutes ne laissaient rien présager de bon. Heureusement, les Bleus "ont bien réagi" alors qu'il aurait fallu agir, déplore le milieu de terrain de Chelsea, qui en connait un rayon en début de tournois. Selon lui, le mérite en revient aussi à l'Angleterre : "Les Anglais, c'est comme les Allemands, ils sont toujours là dans les grands rendez-vous. Il ne faut pas oublier l'adversaire. Ils n'ont jamais concédé d'espaces", a-t-il reconnu. Quid des conditions climatiques ? "La chaleur, c'était la même chose pour les deux équipes", a-t-il coupé avant de revenir au point positif de la soirée : "Au niveau mental, on n'a pas été déstabilisé. Avec un peu plus d'efficacité..."

Encore eut-il fallu trouver des espaces. Pas faute de les avoir recherchés pourtant. A l'image de Patrice Evra, qui a beaucoup pris son couloir en fin de match et a même tenté quelques incursions dans l'axe. Mais en vain : "J'ai eu l'impression qu'ils étaient quinze sur le terrain. Il n'y avait pas d'espace. Ils ont joué comme Chelsea face au Barça. C'était leur tactique. Mais bon, s'ils jouent le tournoi en jouant comme ça, personne ne leur en voudra." On n'en est pas encore là. Heureusement.