De Casillas à Fabregas, une série de récitals

Voir le site Euro 2012 de football

Gloire éternelle à l'Espagne
Par Benoît VITTEK|Ecrit pour TF1|2012-07-01T22:08:52.000Z, mis à jour 2012-07-02T15:58:05.000Z

A l'exception de Piqué, les joueurs espagnols ont individuellement survolé la finale. Du novice Alba à l'ancien Xavi. Voici leurs notes.

Casillas (8) : Sa centième victoire sous le maillot de la Roja le consacre parmi les meilleurs gardiens de l'histoire du football. Et, au terme d'une belle compétition, Iker Casillas est allé chercher ce statut avec la manière. Présent dans les airs, auteur de plusieurs parades décisives devant Cassano (29e, 33e) puis Di Natale (51e), San Iker n'a laissé aucune chance aux attaquants italiens. Sans lui, cette rencontre, et toute la compétition, pouvait basculer vers un scénario beaucoup moins favorable à la Roja. Comme en 2008, comme en 2010.

Arbeloa (6) : Le latéral espagnol a signé une performance conforme à ses qualités. Accrocheur en défense, pas toujours inspiré mais souvent disponible en attaque, Alvaro Arbeloa a tenu bon à un poste qui apparaissait comme le maillon faible de la Roja. Seulement pris en défaut par Cassano en fin de première période, il a bien résisté lorsque les attaquants italiens ont dézoné sur son côté.

Piqué (6) : Son tacle trop engagé sur Cassano (25e) aurait pu être très lourd de conséquences. Pour les chevilles de l'attaquant italien, qui échappent de peu à la correctionnelle, et pour Gérard Piqué, seulement averti au cœur de la première période. Dans la foulée d'une Roja montée d'un ton en finale, le défenseur catalan est apparu beaucoup moins fébrile que lors des précédents matches. Pas toujours assuré en première période, il n'a plus été inquiété au retour des vestiaires.

Ramos (7) : Au terme d'un Euro impeccable, le défenseur madrilène a une nouvelle fois dominé la finale. Sa puissance, la justesse de ses choix et l'énergie qu'il dégage sur le terrain en font un rempart infranchissable. Egalement dominateur dans les airs, Sergio Ramos a échoué à deux reprises sur coup de pied arrêté, trouvant notamment la main de Bonucci sur la trajectoire d'un de ses coups de casque. Toujours aussi "loco", Ramos a bien tenté de tromper Buffon d'une talonnade élégante en fin de match. Sans réussite, mais le défenseur madrilène peut conserver son grand sourire.

Alba (8) : Sa performance est marquée par son but, décisif, juste avant le retour aux vestiaires (41e). Un but qui résume l'activité offensive du latéral gauche, toujours disponible et extrêmement véloce. La finale est venue confirmer le sentiment né au fil de la compétition : Jordi Alba est définitivement voué à s'entendre avec Iniesta, sous le maillot de la Roja comme sous celui du Barça. Les deux joueurs ont également su associer leur talent pour boucler le couloir gauche.

Busquets (7) : Sobre, le récupérateur catalan a joué sur ses qualités. Sa couverture est irréprochable et il récupère toujours beaucoup de ballons. Egalement impeccable à la relance, il a su trouver les intervalles pour alimenter les joueurs offensifs de la Roja, comme sur cette ouverture pour Torres qui amènera le quatrième but espagnol (88e).

Xabi Alonso (7) : Très présent dans l'entrejeu, le milieu de terrain basque est parvenu à fluidifier le jeu de son équipe. Au côté de Xavi, il a très bien orienté le jeu, n'hésitant pas à allonger lorsque nécessaire. Ses transversales ont souvent permis de prendre à revers la défense italienne. Une nouvelle fois très précieux dans son registre.

Xavi (8) : Le meneur de jeu espagnol a attendu le dernier match du tournoi pour réaliser sa meilleure performance et guider les siens vers la victoire finale. Enfin inspiré, il a délivré deux caviars à Jordi Alba (41e) et Fernando Torres (84e) et a parfaitement régulé le jeu de la Roja, avec l'appui de Xabi Alonso. Egalement présent au moment de mener le pressing sur Pirlo, dont les milieux espagnols ont réussi à réduire l'influence.

Silva (8) : Rare présence espagnole dans la surface de réparation lorsque Fabregas s'excentrait, El Chino a exploité toute sa hauteur pour ouvrir le score sur un service du milieu catalan. Avec deux buts et trois passes décisives, il est le joueur impliqué dans le plus grand nombre de buts sur tout le tournoi. Toujours impressionnant par sa technique balle au pied, il a ouvert quelques espaces et rassuré à la relance, n'hésitant pas à redescendre pour boucler son couloir droit. Comme trop souvent à son goût, il a quitté le terrain à l'heure de jeu, remplacé par Pedro, toujours incisif mais un peu brouillon.

Fabregas (8) : Une nouvelle fois titulaire dans ce rôle de faux 9, le milieu offensif catalan a donné raison à Vicente Del Bosque. Sa technique et son sens du tempo ont fait merveille lorsque ses partenaires ont cherché un relai. Il a également su prendre la profondeur, comme sur le premier but, où il dépose Chiellini avant d'offrir l'ouverture du score à David Silva. Certainement l'un des joueurs les plus importants dans la conquête de ce troisième titre, Fabregas a laissé sa place à Fernando Torres (75e). L'occasion pour El Niño de soigner ses statistiques avec un but et une passe décisive devant une défense italienne aux abois.

Iniesta (8) : La finale n'est pas venue remettre en cause son statut de meilleur joueur offensif de la Roja depuis le début de la compétition. Ses passes lumineuses ont donné le ton d'entrée, jusqu'à ce décalage pour Fabregas sur l'ouverture du score. Iniesta a complété la partition de quelques dribbles déroutants, d'une belle activité et de transmissions toujours très justes. Remplacé par Juan Mata (87e), buteur juste après son entrée en jeu.