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Domenech, l'édito le plus brutal

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Domenech, l'édito le plus brutal
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2012-06-25T11:55:05.000Z, mis à jour 2012-06-26T08:50:42.000Z

Raymond Domenech fustige l'état d'esprit des Bleus et rhabille pour l'hiver Nasri, Ménez et M'Vila, dans sa chronique pour Ouest-France.

Raymond Domenech n'aura pas ouvert pour rien une chronique dans les colonnes de Ouest-France, au cours de cet Euro. L'ancien sélectionneur des Bleus, dont on devine qu'il pointe du doigts des obstacles auxquels il s'est lui-même heurté, dresse ce lundi dans les colonnes du quotidien breton le procès le plus violent et le plus direct de l'équipe de France qui nous a été donné à lire depuis la fin de l'aventure. "Épiloguer sur les choix de Laurent Blanc, qui avait opté pour un nouveau remaniement et pour une sécurisation défensive, sur ses changements souvent tardifs ou sur sa difficulté à gérer des ego démesurés, ne ferait que masquer l'écrasante responsabilité des joueurs, écrit Domenech. La vérité est sur le terrain."

Les joueurs ? Domenech en pointe trois : Nasri, Ménez et MVila. La charge est sans appel. "Nasri ? Le vestiaire se chargera de l'enfoncer". L'ex-sélectionneur, qui l'avait écarté de la Coupe du monde 2010, le classe parmi les joueurs qui font "qu'un groupe explose ou implose". Il est "le symbole visible" de l'échec bleu. S'il n'a insulté personne, contrairement au Citizen, Jérémy Ménez est également dans le collimateur de l'ancien sélectionneur: "Ménez peut monter une entreprise de démolition, il fera fortune", ajoutant au passage que "M'Vila pourrait être son maître d'oeuvre".

"Benzema a voulu être le sauveur"

Même Franck Ribéry, auteur d'un bon Euro, n'est pas sorti indemne de la saillie de Domenech, pour qui le joueur du Bayern a fait passer le souci de l'image au premier plan: "Je connais le petit Franck. Il est soit euphorique, soit colérique. Jamais neutre. Et là, il a traversé l'Euro sans émotion visible". Benzema ? "En équipe de France, il est seul... et il ne reste pas devant. Il a voulu être le sauveur, c'était mission impossible." Laurent Blanc aussi a droit à un égratignure plus discrète, quand Domenech souligne sa gestion du cas Alou Diarra. "Seul, Diarra s'est révolté dans le vestiaire après la Suède. Conclusion : privé d'Espagne. Trop fatigué. Pas certain que d'autres prendront le risque de stigmatiser des comportements à la limite."

Domenech, après avoir conclu sur l'échec des cadres, ne voit pas trente-six solutions pour sortir de cette spirale. Il appelle tout simplement à une révolution culturelle. "Pour y remédier, il faudra changer la philosophie de notre éducation sportive et placer le collectif au centre de la formation des futurs professionnels français. Comme le font les Espagnols." Et dire que Raymond Domenech trouvait que les journalistes allaient trop loin...