Domenech : "Tant que l'esprit d'équipe ne sera pas là..."

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Domenech : 'Les demi-finales, minimum !'
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2012-06-24T09:25:29.000Z, mis à jour 2012-06-25T08:57:46.000Z

Raymond Domenech fustige l'état d'esprit des joueurs de l'équipe de France après leur élimination de l'Euro 2012.

Raymond Domenech ne peut pas rester insensible. L'équipe de France est sortie de l'Euro 2012. Et elle n'a pas pris la grande porte en signant une prestation bien terne face à l'Espagne en quarts de finale (2-0). Alors dans sa chronique pour "Ma Chaine Sport", l'ancien sélectionneur des Bleus n'y a pas été par quatre chemins à l'heure de faire le bilan après cette leçon espagnole. Il se dit "effaré" par la copie rendue par ses anciens protégés et notamment leurs "fautes techniques". "On a vu la comparaison avec les Espagnols", constate-il. Mais surtout pour lui, c'est l'état d'esprit des Tricolores qui fait défaut : "Tant que l'esprit d'équipe ne sera pas la première base de motivation. Et que ce sera chacun son truc, c'est injouable. On ne peut pas aller loin dans le championnat d'Europe".

Raymond Domenech avait l'habitude de défendre ses joueurs quand il portait le costume de sélectionneur. Aujourd'hui, il n'épargne pas les Bleus. "Il y a accès d'individualisme", lance-t-il. Et il pointe du doigt Karim Benzema, qui "a pêché là-dessus", selon lui. S'il tance Benzema qu'il avait d'ailleurs laissé en France pour le Mondial 2010, Jérémy Ménez en prend aussi pour son grade. Alors qu'il cherche quelles solutions pourraient être envisagées pour aider Benzema à reproduire ses performances avec le Real Madrid, il évoque le Parisien mais fustige son état d'esprit : "Menez par exemple, le jour où il a envie, où ça lui prend, le jour où il n'insulte pas l'arbitre pour prendre un deuxième carton pour rien."

S'il ne veut pas se mettre à sa place, il défend en revanche Laurent Blanc, son successeur sur le banc des Bleus. "En tant que sélectionneur, il faut faire des choix. Ce n'est jamais facile. Le sélectionneur a une idée et il essaye avec le staff de construire ça, de le mettre en place", résume-t-il. Mais à l'heure de conclure, il revient sur le point clef pour lui de ce nouvel échec : l'attitude de cette génération, qui n'a visiblement pas retenu tous les enseignements de l'épisode sud-africain : "Je ne pense pas qu'il (ndlr Blanc) ait eu envie de faire une équipe qui ne marche pas. Mais pour ça, il faut des mecs sur le terrain... Le vrai problème, il est là : on a des gamins qui jouent dans la cour d'école."