Equilibre et espaces, le label bleu

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Equilibre et espaces, le label bleu
Par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-15T19:04:23.000Z, mis à jour 2012-06-16T13:49:27.000Z

Face à l'Ukraine, les Bleus ont trouvé la place qui leur avait manqué lundi et, plus disciplinés et équilibrés dans l'occupation de l'espace devant, ont fait la différence. Une fois encore Benzema a reculé. Mais offert deux passes décisives.

Organisation au coup d'envoi : Nasri, numéro 10 pour de vrai

On attendait le retour de Yann M'Vila. On aura finalement eu droit à Jérémy Ménez et Gaël Clichy entrés en lieu et place de Florent Malouda et de Patrice Evra. Ces deux changements ont eu pour conséquence de transformer le 4-3-3 de lundi en 4-2-3-1, avec Samir Nasri en position de numéro 10, poste vers lequel il "penchait" naturellement depuis le début de la préparation et lundi. Jérémy Ménez, lui, est logiquement allé s'installer à droite de l'attaque avec l'ambition de rééquilibrer le jeu offensif tricolore. Dans l'entrejeu, Alou Diarra a évolué à la gauche de Yohan Cabaye. En défense, Gaël Clichy a remplacé poste pour poste Patrice Evra.

Equilibre et espaces, le label bleu

De la première minute à la 45e minute : L'aimant Ribéry

Laurent Blanc rêvait de grands espaces après avoir vu les Bleus évoluer dans le réduit anglais, lundi. On ne peut pas dire que son équipe ait eu toutes les largesses pour œuvrer comme elle le souhaitait mais l'Ukraine a donné aux Bleus ce qu'ils voulaient. Même inférieurs intrinsèquement et sans aller jusqu'à lâcher les chevaux, les joueurs de Blokhine n'ont pas refusé le défi tricolore et, après une entame timide, ont relevé le gant pour monter en régime au fil des quarante-cinq premières minutes. Après l'orage et une interruption d'une heure, les meilleures occasions auront cependant été tricolores et pour la plupart initiées de la gauche, par Franck Ribéry. Souvent parti de loin ou opportuniste, le Bavarois encore une fois très en jambes a offert trois bons ballons que Jérémy Ménez, pour diverses raisons, n'a pas réussi à transformer en but.

La forme et l'impact de Ribéry poussent le jeu à pencher à gauche, où Gaël Clichy - bien plus à l'aise lorsqu'il s'agit d'avancer que de défendre - s'est beaucoup promené, au contraire de Patrice Evra qui avait attendu le dernier tiers du match face à l'Angleterre. Et où Karim Benzema s'est souvent retrouvé. Attendu dans les 16,50 mètres ukrainiens, le Madrilène a une nouvelle fois beaucoup reculé et dézoné, à gauche ou dans l'axe, dans une partie de terrain réservée à un Samir Nasri dont on qualifiera la première période de discrète. A défaut d'être décisif, Ménez aura lui parfaitement tenu sa droite, évitant aux Bleus de se retrouver dans un entonnoir et de se marcher sur les pieds. Devant la défense, Alou Diarra qui a donné raison à Laurent Blanc, évoluant au même niveau que face à l'Angleterre, devant une défense globalement solide quand il fut question de casser les attaques, beaucoup moins de relancer la machine. A l'image d'un Adil Rami qui doit vraiment progresser à ce niveau.

De la 46e à la 73e : De la place et des sourires

Lors de la première période, les Français ont beaucoup moins permuté et tenté de donner de la perspective à leur jeu. Ils y ont gagné en discipline et en rationalité. La donne n'a pas changé au retour des vestiaires, même si Ribéry est allé faire un tout petit tour à droite et Ménez a passé un peu de temps dans l'axe. Le temps de se créer une nouvelle occasion, non transformée. C'est finalement de la droite, après un contre parti de la gauche et... Ribéry, puis relayé par Benzema que le Parisien a ouvert le score. Mis en confiance par les tentatives de Shevchenko et de Tymoschuk, les Jaunes ont laissé des espaces dans leur dos, dont les Bleus ont profité. Avant que Benzema, à 35 mètres du but, n'offre une nouvelle passe décisive et un deuxième but à Yohan Cabaye face à des Ukrainiens la tête dans le sac.

De la 73e à la fin : Un 4-3-3 pour conclure

Si l'entrée de Yann M'Vila à la place de Yohan Cabaye (68e) n'a pas changé le visage de l'équipe de France, celle de Marvin Martin en lieu et place de Jérémy Ménez (73e) a poussé les Bleus a repasser en 4-3-3, avec Samir Nasri de retour à droite et un entrejeu constitué par M'Vila et Martin, évoluant devant Diarra. Giroud est venu rejoindre tout ce petit monde, remplaçant Karim Benzema (75e). Le Montpelliérain a évidemment moins participé au jeu même si on l'a vu tenter de réussir une belle transversale à destination d'un Samir Nasri qui s'est bien réveillé au retour des vestiaires. Comme ses partenaires, il devrait passer une douce nuit. Et le mercure, bien redescendu, n'a rien à voir là-dedans.

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