Espagne-Italie, le jour et la nuit

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Espagne-Italie, le jour et la nuit
Par Martin MOSNIER|Ecrit pour TF1|2012-06-09T15:00:40.000Z, mis à jour 2012-06-10T15:41:40.000Z

L'Espagne, favori de la compétition, entame la défense de son titre face à une sélection italienne minée par les affaires extra-sportives.

L'ENJEU :

Il est limpide pour les deux équipes. L'Espagne entame la défense de son titre dans le costume de grand favori. La bande à Xavi veut marquer son territoire d'entrée et démontrer que, depuis le Mondial, rien n'a changé. La marche en avant des Ibères pourrait difficilement supporter une contre-performance d'entrée de tournoi. L'enjeu pour l'Italie est bien différent. Malmenés par le scandale du Calcioscommesse et par la cinglante défaite face à la Russie (0-3), les Transalpins abordent la compétition sans certitude. Cette rencontre inaugurale est un vrai test qui en dira plus sur la capacité de réaction de la Nazionale dans l'adversité. Un succès ou une performance remarquable face aux champions en titre et tout sera oublié.

LES CHIFFRES CLES :

Espagne-Italie, le jour et la nuit

41 sur 45. La série, hors matches amicaux, de l'Espagne donne le vertige. La Roja reste en effet sur 41 victoires lors de ses 45 dernières rencontres pour deux matches nuls et autant de défaites. L'Espagne reste sur 14 victoires consécutives en compétitions officielles depuis sa défaite face à la Suisse (1-0) lors du Mondial 2010.

0. Comme le nombre de victoire de l'Espagne face à l'Italie lors des grandes compétitions internationales en six rencontres. Bien sûr, la Roja est déjà venue à bout de la Nazionale mais elle a dû attendre les tirs aux buts en 2008. L'Italie, pour sa part, a battu les Ibères à trois reprises pour deux nuls.

LES EQUIPES PROBABLES :

Daniele De Rossi a annoncé vendredi à Cracovie qu'il jouerait au centre d'une défense à cinq pour les débuts de l'Italie à l'Euro-2012 contre l'Espagne, dimanche à Gdansk, confirmant l'option défensive choisie par le sélectionneur Cesare Prandelli. Le "Capitano futuro" de la Roma remplace Andrea Barzagli, indisponible au moins pour le début du tournoi, mais devrait tenir un rôle plus offensif. "Je ne vais pas jouer uniquement pour ne pas prendre de but mais pour m'insérer au milieu de terrain, comme Prandelli me le demande", a-t-il expliqué.

Côté espagnol, la seule incertitude concerne le poste d'avant-centre. Qui de Torres, Negredo ou Llorente aura les faveurs de Del Bosque ? L'attaquant de l'Athletic Bilbao, usé par une saison éreintante, part avec une longueur de retard sur ses deux concurrents. Pour son expérience et son poids dans le vestiaire, Torres devrait débuter face à l'Italie. Mais sa prestation sera scrutée avec attention car la concurrence fait rage à son poste.

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