Fabregas, symbole espagnol

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Fabregas, symbole espagnol
Par Notre envoyé spécial à Donetsk, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-28T14:26:02.000Z, mis à jour 2012-06-30T17:49:10.000Z

Auteur du tir au but victorieux face au Portugal, Cesc Fabregas symbolise à merveille cette Espagne qui a fait du don de soi son leitmotiv.

Il était une foi. Celle de l'Espagne. Celle de Cesc Fabregas, remplaçant de luxe d'une Furia Roja qui joue les héros tous les quatre ans lors des séances de tirs au but disputées par son équipe nationale. Quart de finale de l'Euro 2008. Vienne. Le Gunner se présente face à Gigi Buffon et envoie son équipe au paradis des demies. L'histoire est en marche. Demi-finale de l'Euro 2012. Donetsk. Devenu Blaugrana l'été dernier, Cesc s'avance vers Rui Patricio. Cinquième tireur, il s'élance et bat le portier portugais à l'aide d'un poteau clément. L'Espagne s'envole à Kiev où elle essaiera de décrocher la lune et un troisième titre majeur de suite, ce qu'aucune sélection n'a réussi avant elle. La légende est au bout du chemin.

Quand il a fallu désigner les cinq tireurs mercredi soir, Cesc Fabregas n'a pas hésité une seconde. Il voulait en être. Et si possible plutôt vers la fin. Vicente Del Bosque n'allait pas empêcher son couteau suisse d'y aller : "Cesc m'a dit, je veux être le cinquième tireur et marquer le tir au but victorieux". Le plan était pourtant quelque peu différent, comme l'a révélé le principal intéressé : "Je devais tirer en deuxième position, mais j'ai dit que je voulais être le cinquième. J'avais le pressentiment que cela se passerait bien."

Titulaire à mi-temps, remplaçant de luxe

Avant de sortir l'Espagne du traquenard portugais, le joueur du FC Barcelone a commencé sa soirée confortablement assis sur le banc de touche de la Donbass Arena. Cette fois, ce n'est pas Fernando Torres qui lui avait été préféré mais Alvaro Negredo. Cesc n'a rien dit. Et a attendu son heure. Il savait qu'elle viendrait. Elle est arrivée neuf minutes après la pause. Comme d'habitude, l'Espagnol s'est adapté aux besoins de la Roja et a récité sa partition. Titulaire à mi-temps durant le Championnat d'Europe 2008 mais auteur d'un excellent tournoi, remplaçant de luxe pendant la Coupe du monde 2010 et auteur de l'offrande finale pour Iniesta, l'ancien capitaine d'Arsenal joue les utilités depuis le début de l'Euro. Rôle qu'il endosse à merveille.

Faux numéro 9, poste qu'il occupe aussi à temps partiel à Barcelone, Cesc Fabregas a déjà inscrit deux buts depuis le début du Championnat d'Europe. Parfois titulaire, comme face à l'Italie ou la France, les autres fois sur le banc, le joueur aux 68 sélections apporte son état d'esprit et, comme hier, offre un peu plus de consistance dans l'animation, en amenant souvent le surnombre au milieu de terrain et trouvant des espaces dans la défense portugaise. Conjuguée à celles de Navas et de Pedro, son entrée a fait du bien. Mais n'a pas payé. Enfin, pas tout de suite. Fabregas a préféré étirer le suspense jusqu'au bout de la nuit et un cinquième tir au but historique. On ne change pas une méthode qui gagne.