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"La France aime ça, comme nous"

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'La France aime ça, comme nous'
Par Gil BAUDU|Ecrit pour TF1|2012-06-22T17:56:06.000Z, mis à jour 2012-06-23T08:26:12.000Z

L'Espagne s'attend à rencontrer des Bleus beaucoup plus joueurs qu'on le prédit, samedi. Cela arrangerait ses affaires.

L'Espagne excelle dans l'art de faire tourner ses adversaires en bourrique. Généralement, elle leur confisque le ballon dans des proportions "barcelonaises". Samedi (20h45), l'équipe de France s'y attend : elle risque de courir dans le vide face à la Roja. C'est ce que Laurent Blanc prédit. Mais à croire son homologue espagnol, le rapport de forces ne s'annonce pas aussi déséquilibré qu'il n'en a l'air. Parce que, prévient Vicente del Bosque, "l'équipe de France pratique un beau football". Si bien que le sélectionneur ibérique "n'imagine pas affronter une France repliée sur elle-même", en quart de finale de l'Euro.

Simple effet d'annonce ou conviction profonde ? Le clan espagnol dans son ensemble certifie en tout cas qu'il ne maîtrisera pas son sujet dans les proportions attendues. Car les Bleus sont suffisamment armés pour ne pas se contenter de résister à "la belle machine" tant vantée par Laurent Blanc. Ratisseur en chef du milieu de terrain, Sergio Busquets estime que "la France a beaucoup de potentiel". "Ils aiment avoir la possession de balle comme nous et ils savent contrôler les matches", met en garde le Barcelonais. "Les Français savent tenir le ballon et imprimer le rythme aux rencontres", insiste Sergio Ramos, le défenseur du Real Madrid.

Del Bosque : "Nous pourrons changer de système"

Juan Mata l'a également relevé : "Durant ses matches, la France a eu la possession de balle". Du coup, le milieu offensif de Chelsea "ne pense pas qu'elle fermera le jeu demain (samedi)". Un peu plus tôt, Laurent Blanc ne s'était pas montré aussi catégorique sur le sujet. Le patron des Bleus avait préféré souligner l'extrême nécessité de "s'adapter au jeu espagnol". C'était avant que Mata and Co ne lui renvoient la balle.

Le stratagème, aussi grossier que celui du complexe d'infériorité employé par les Bleus, n'a qu'un but: pousser l'équipe de France à ne pas rester recroquevillée sur elle-même. Pour mieux libérer des espaces. Et si elle ne tombe pas dans le panneau ? "Nous nous adapterons et nous trouverons des solutions pour la battre", répond Mata. Del Bosque, qui a plus d'un tour dans son sac, va plus loin : "Si les choses ne marchent pas bien face à la France. Nous pourrons changer de système." Mais certainement pas de philosophie.