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Avec la France, c'est souvent tout ou rien

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Avec la France, c'est souvent tout ou rien
Par Philippe DA COSTA|Ecrit pour TF1|2012-06-11T07:38:27.000Z, mis à jour 2012-06-11T15:59:16.000Z

L'Euro et la France? Une histoire chaotique. Entre célébrations et flops retentissants, retour sur sept participations très différentes.

1960, VITE FAIT, MAL FAIT

Pour cette première édition, quatre nations seulement participent à la phase finale. La France qui s'est baladée lors des tours préliminaires (sans équipes britanniques), se voit confier l'organisation des demi-finales et de la finale. A Paris, les Bleus privés de Raymond Kopa et Just Fontaine sont battus par la Yougoslavie (4-5) au finish. Ils menaient pourtant 2-1 puis 4-2 à un quart d'heure de la fin. Ils seront également battus pour la 4e place par la Tchécoslovaquie (2-0).

1984, APRÈS LA DISETTE, LE FESTIN

Disputée en France, cette édition marque le retour des Bleus lors des phases finales qu'ils ont manquées par quatre fois depuis 1960. Une compétition qu'ils survolent avec des succès sur le Danemark (1-0), la Belgique (5-0) et la Yougoslavie (3-2) grâce à Michel Platini finalement auteur de neuf buts dans la compétition, record qui tient toujours. En demi-finale, la France domine le Portugal en prolongation après avoir été menée (3-2). En finale au Parc des Princes, la bande à Michel Hidalgo s'impose face à l'Espagne (2-0) avec la fameuse boulette du gardien espagnol Arconada sur le coup franc de "Platoche".

1992, LE FLOP TOTAL

Emmenée par Michel Platini comme sélectionneur, la France fait figure de favorite après un sans-faute en qualifications (8 victoires) et une série de 19 matchs sans défaite. Les Bleus vont pourtant échouer dès le premier tour. Après un deux nuls face à la Suède, pays hôte (1-1) et l'Angleterre (0-0), ils s'inclinent devant le Danemark (1-2), invité surprise après l'exclusion de l'ex-Yougoslavie et finalement vainqueur du tournoi. Platini démissionnera dans la foulée.

1996, LA RENAISSANCE

Premier tournoi international pour Aimé Jacquet qui a pris la suite de Gérard Houllier après l'échec de qualification à la Coupe du monde 94. En poule, les Bleus dominent la Roumanie (1-0) et la Bulgarie (3-1) et font nul avec l'Espagne (1-1). Ils sortent en tête et retrouvent les Pays-Bas en quart. Une victoire aux tirs au but (0-0, 5-4) qui sera suivie d'une élimination face à la République tchèque dans les mêmes conditions (0-0, 5-6). Le bilan est malgré tout positif et sera validé deux ans plus tard par la victoire en Coupe du monde.

2000, LE DOUBLÉ HISTORIQUE

Aurolée de son titre de championne du monde, la France va faire ce qu'aucune autre formation européenne n'est parvenue - et c'est toujours le cas - à faire: confirmer par un titre européen. En poule, les Bleus valident leur qualification après deux succès sur le Danemark (3-0) et la République tchèque (2-1) et se permettent un revers sans conséquence face aux Pays-Bas (3-2), pays organisateur) Ils écartent l'Espagne en quart (2-1) puis le Portugal avec un but en or de Zidane sur penalty en prolongation, suite à une main d'Abel Xavier (2-1). En finale, l'Italie se dirige vers un succès mais Wiltord surgit pour égaliser dans les arrêts de jeu puis Trezeguet place une reprise majestueuse synonyme de titre (2-1 but en or).

2004, VICTIME DU VERROU GREC

Pour la deuxième fois après 92, la France est éliminée par le futur vainqueur. En quart de finale, la surprenante Grèce écarte les hommes de Jacques Santini (0-1). Tout avait pourtant bien commencé avec un succès inespéré sur l'Angleterre grâce à deux buts de Zidane dans les arrêts de jeu (2-1) puis un nul face à la Croatie (2-2) et un autre succès sur la Suisse (3-1).

2008, LES PRÉMICES DE KNYSNA

La France se présente en vice-championne du monde en Suisse et en Autriche mais n'est pas tête de série. Du coup, elle hérite de l'Italie et des Pays-Bas. Son Euro est un échec d'un bout à l'autre. Après un insipide 0-0 face à la Roumanie, les Bleus prennent une leçon des Néerlandais (4-1). Ils peuvent encore se qualifier face à l'Italie mais s'inclinent (2-1) et terminent finalement dernier de leur groupe. Des dissensions éclatent au grand jour et Domenech verra son contrat reconduit avec les conséquences que l'on sait...

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