Le Graët : "On a progressé"

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Le Graët : 'Blanc n'est pas un smicard'
Par Cédric GRANEL|Ecrit pour TF1|2012-06-24T18:06:20.000Z, mis à jour 2012-06-25T14:01:15.000Z

Au lendemain de la défaite des Bleus, Noël Le Graët a tiré un premier bilan positif de cet Euro 2012. Avant de revenir sur le cas Nasri.

Quelques heures après l'élimination de la France face à l'Espagne (2-0) en quarts de finale de l'Euro, Noël Le Graët s'est confié sur le plateau de Téléfoot. Pour son premier bilan, encore à chaud, le président de la Fédération française de football n'a pas éludé les questions brûlantes. Même s'il reconnait volontiers que tout n'a pas été parfait, il a préféré retenir le positif. Que ce soit au niveau sportif ou dans les comportements du groupe.

Du point de vue du terrain, Noël Le Graët a d'abord souligné que l'équipe de France avait répondu à ses exigences de résultat. "On a progressé. On s'était fixé l'objectif d'atteindre les quarts, a-t-il rappelé en allusion aux épisodes de 2008 et 2010. Imaginer qu'on est au niveau de l'Espagne actuellement n'est pas réaliste. L'Espagne est meilleure que nous collectivement. Ils ont un ascendant technique fort, ils ont une habitude de jouer ensemble. Ils sont quasiment intouchables."

Cependant, l'homme a concédé quelques défaillances dès lors qu'il a fallu aborder le contenu de la prestation face aux champions d'Europe et du monde en titre. "Contre l'Espagne, je pense qu'on peut mieux faire. On a été très craintif. On n'a pas été suffisamment performant au niveau offensif. Pas d'occasions de but. Pour imaginer gagner, il faut être un peu plus présent dans les 18 mètres, dans les derniers 30 mètres. On a bien joué au milieu de terrain, souvent. On a récupéré beaucoup de ballons. Mais on n'a pas déséquilibré cette équipe qui nous a paru nettement plus forte."

"On va discuter avec Nasri"

Est alors venu le temps d'évoquer le cas le plus épineux, le plus sensible à gérer : les insultes de Samir Nasri envers un journaliste à l'issue de la rencontre. Ne voulant pas céder à la précipitation, Noël Le Graët a préféré prendre de la hauteur. "Je n'ai pas encore vu Nasri. Je sais qu'il est à fleur de peau. Je pense qu'il a effectivement à nouveau dérapé sur un incident qu'il faut malgré tout relativiser. Je vais voir exactement ce qui s'est passé. Je ne suis pas là pour sanctionner sur un plateau de télévision. J'ai un attachement profond à l'ensemble des joueurs. Je suis quelqu'un qui sait discuter, qui sait recevoir, qui sait écouter. Donc on va discuter avec Nasri. On va regarder ensemble quel est véritablement son problème."

Conscient qu'en se donnant du temps, il n'étouffait pas totalement la polémique, le président de la FFF s'est montré soucieux des conséquences de ces paroles sur l'image véhiculée par l'équipe de France. Il s'est alors empressé de souligner tout ce qui a été entrepris depuis le début de la préparation. "Tous les joueurs de l'équipe de France ont été, depuis trois semaines, d'une grande disponibilité et d'une grande courtoisie à tout moment. Donc j'aimerais aussi que ce soit souligné. Faites un plan plus large du comportement général de tous les acteurs présents. Ils n'ont pas tous tout le temps bien joué. On aurait voulu mieux faire. Mais le comportement est relativement irréprochable."