La Grèce, au bon souvenir de 2004

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La Grèce, au bon souvenir de 2004
Par Nicolas SBARRA|Ecrit pour TF1|2012-06-07T15:08:15.000Z, mis à jour 2012-06-08T11:00:37.000Z

Les douze choses que vous devez savoir sur la Grèce, avant l'ouverture de l'Euro, vendredi. Le sacre de 2004 sera difficile à réitérer.

SES LEADERS : Trois rescapés de 2004

Le groupe de 23 présents pour cet Euro 2012 comporte trois rescapés du titre de 2004. Outre le gardien Kostas Chalkias sont surtout présents Kostas Katsouranis et Giorgios Karagounis. Les deux aboyeurs du milieu de terrain, passés tous deux par Benfica et par l'Inter pour le second, tiennent toujours un rôle important dans l'équipe. Karagounis est même le capitaine attitré.

SON COACH : Un Portugais à l'accent grec

Fernando Santos, 57 ans, est depuis juillet 2010 le sélectionneur hellène. Il s'agit de sa première aventure à la tête d'une sélection nationale. Le Portugais n'a connu que son championnat et celui de Grèce. Il est passé par le FC Porto, le Sporting Portugal et le Benfica Lisbonne, ainsi que l'AEK Athènes, le Panathinaïkos et le PAOK Salonique plus récemment.

SON "FRANCAIS" : Tzavellas, le guerrier de l'ASM

Aucun Grec n'a évolué en Ligue 1 cette saison, mais en Ligue 2 oui. Georgios Tzavellas, solide latéral gauche de 24 ans, a été prêté ces six derniers mois à l'AS Monaco par Francfort. Il compte six sélections avec son équipe nationale, toutes sur les deux dernières saisons.

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SON GRAND ABSENT : Tziolis a perdu sa place

Il était coéquipier de Tzavellas à Monaco en fin de saison, mais il est des deux joueurs écartés de la liste des 23 au dernier moment. Alexandros Tziolis, 32 sélections, faisait pourtant partie intégrante du groupe. Il a disputé l'Euro 2008 et le Mondial 2010, ainsi que six matchs en éliminatoires. Mais le milieu de terrain a payé son faible temps de jeu, avec uniquement trois matchs en Principauté. Par ailleurs, la Grèce fait partie des rares formations engagées à ne pas devoir composer avec les blessures.

SES GRANDES REFERENCES : Invaincus en éliminatoires

Les Grecs se sont hissés en tête de leur groupe des éliminatoires pour acquérir directement leur billet pour la Pologne et l'Ukraine. Finissant avec 24 points, ils n'ont pas concédé la moindre défaite en 10 rencontres. De quoi devancer la Croatie de deux longueurs et Israël de huit. En préparation, les deux amicaux se sont soldés par un nul contre la Slovénie (1-1) et une courte victoire contre l'Arménie (1-0).

SON CALENDRIER : En ouverture face au pays hote

La Grèce aura les honneurs du match d'ouverture de la compétition, contre la Pologne le 8 juin. Viendront ensuite la République Tchèque le 12 et la Russie le 16.

SES AMBITIONS : Difficile de répéter l'exploit

Les chances de passer en quart de finale sont réelles pour les Grecs. Mais aller plus loin sera difficile. Un exploit à la hauteur de la surprise de 2004 semble la seule chance pour eux de regoûter au succès.

SES ATOUTS : Une solidité étrennée

Ces derniers mois, la Grèce a pu compter sur une défense solide. Une tradition pour la sélection qui s'est appuyée sur ce secteur il y a huit ans. Il s'agit de la quatrième meilleure des éliminatoires avec cinq réalisations encaissées. Dans cette statistique, la Grèce est seulement derrière l'Italie, la France et la Russie.

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SES FAIBLESSES : Sans serial buteur

La sélection de Fernando Santos manque d'un joueur d'envergure capable de peser offensivement. Aucun joueur n'a terminé à plus de deux buts en éliminatoires. L'ancien du Bayer Leverkusen, Fanis Gekas, et l'attaquant du Celtic Glasgow passé par Manchester City, Giorgios Samaras, ne sont pas dans leur meilleure forme.

SON HISTOIRE A L'EURO : 2004, année dorée

Sa victoire en 2004 est dans toutes les mémoires. La France, la République Tchèque et le Portugal, chez lui, ont plié tour à tour (1-0). Mais cela reste un exploit isolé. La Grèce s'est qualifiée trois fois en phase finale dans son histoire, avec un huitième de finale en 1960 et un premier tour en 1980 et 2008.

SA PLACE DANS LE FOOT MONDIAL : Un premier but tardif en Coupe du Monde

Lors de la première des deux phases finales de Coupe du Monde disputées, en 1994, les Grecs sont restés dans l'anonymat. Aucun point et aucun but n'ont été au rendez-vous. Le premier de son histoire a été inscrit en 2010, pour une victoire contre le Nigeria (2-1). Mais cela n'a pas été suffisant pour atteindre les huitièmes de finale.

UNE ANECDOTE : Un sacre et le désert

Depuis sa victoire dans le tournoi 2004, la Grèce a systématiquement perdu ses rencontres à l'Euro. La phase de groupe 2008 s'est soldée par trois revers, contre la Suède, la Russie et l'Espagne.

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