Ibra, des bleus à l'âme

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Ibra, des bleus à l'âme
Par Maxime DUPUIS (envoyé spécial à Kiev)|Ecrit pour TF1|2012-06-18T10:36:10.000Z, mis à jour 2012-06-19T18:40:51.000Z

La Suède est éliminée mais Zlatan, déçu, ne compte pas en rester là lors de cet Euro 2012. S'il peut faire des misères aux Bleus...

Zlatan Ibrahimovic a les qualités de ses défauts. Imprévisible au possible, le Suédois n'est pas toujours là où l'on l'espère et parfois présent où ne l'attend plus. Les Bleus commençaient d'ailleurs à se faire à l'idée de ne pas le voir, mardi soir à Kiev. Sinon en survêtement. La Suède d'ores et déjà éliminée après deux défaites concédées face à l'Ukraine (2-1) et contre l'Angleterre (3-2), on pouvait s'attendre à ce que le buteur du Milan AC prenne un poil de recul. Après une saison plutôt longue et très remplie (28 buts en Serie A), souffler n'aurait rien eu de scandaleux. Mais Ibra en a décidé autrement.

S'il est imprévisible, Zlatan Ibrahimovic (79 sélections, 32 buts) est tout autant, si ce n'est plus, orgueilleux. Et les deux revers de la semaine dernière, concédés après avoir mené au score, n'ont pas beaucoup plu à l'athlétique buteur. A 30 ans et après avoir déjà mis une fois l'équipe nationale entre parenthèses, on le pensait sur le départ (définitif). Finalement, le natif de Malmö, va en reprendre une louche. Il l'a annoncé dimanche en conférence de presse. Le capitaine de l'équipe nationale a d'ailleurs été le seul à prendre la parole pour confirmer son attachement à la Suède et son envie d'en découdre face aux Bleus.

Mexès a "appris à mieux le connaître"

"Les pensées négatives n'ont pas de place dans mon esprit. Nous allons foncer et nous ramènerons quelques points à la maison, a-t-il lancé. Nous allons continuer à aller de l'avant. Je suis en colère à l'intérieur et je suis encore plus motivé. Ce qui nous est arrivé ici n'a rien de positif, mais voilà l'effet que ça a sur moi." Au moins, les choses sont claires : l'équipe de France va croiser un Zlatan remonté comme une pendule et qui, malgré l'élimination prématurée de la Suède, termine la saison en grande forme physique.

Repositionné en soutien de l'attaquant de pointe depuis le début de cette courte campagne, l'ancien Barcelonais va faire passer un premier test grandeur nature à la défense bleue qui, jusque-là, s'est coltinée le jeune Danny Welbeck (Angleterre) et l'ancien Andrei Shevchenko (Ukraine). Mardi, ce sera ce qui se fait de mieux - ou pas loin - en matière d'attaquant qu'Adil Rami et Philippe Mexès vont avoir dans les pattes. Si le Valencian n'est pas un intime de Zlatan, Mexès a lui quelques heures de vol face à "Ibra", qui est depuis cette saison son coéquipier à Milan.

Qui prendra le dessus entre les deux ? Réponse de l'ancien Auxerrois : "Au niveau de la confiance, je pense qu'il a plus l'avantage sur moi car il a joué les tous les matches en club. Au final, l'ascendant psychologique dépendra de la physionomie de la partie. Néanmoins, jouant avec lui, j'ai appris à mieux le connaitre." L'inverse est également valable.