"J'aurai une discussion avec lui"

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'J'aurai une discussion avec lui'
Par De notre envoyé spécial à Donetsk, Maxime DUPUIS|Ecrit pour TF1|2012-06-12T09:21:31.000Z, mis à jour 2012-06-13T11:30:01.000Z

Laurent Blanc est revenu sur le geste de Samir Nasri, mardi matin. Agacé, le sélectionneur a pourtant assuré qu'il en parlerait avec l'intéressé.

La nuit ne porte donc pas conseil. Une grosse dizaine d'heures après avoir quitté la Donbass Arena, bien longtemps après ses coéquipiers suite à un contrôle anti-dopage qui s'est éternisé, Samir Nasri n'est pas passé par la chambre de commerce et d'industrie de Donetsk pour clarifier les choses avec la presse. Il avait pourtant promis une explication après le match. Après l'avoir esquivée lundi, lançant aux derniers journalistes présents qu'il ne leur avait "pas demandé d'attendre", il est donc resté à Kirsha. Laurent Blanc, lui, est venu. Et, s'il n'a pas clairement pris la défense de son joueur, n'a pas condamné son geste pour autant.

"Moi, ça ne m'intéresse pas"

Mardi matin, le sélectionneur de l'équipe de France est revenu sur "l'incident" : "Après le match, je ne l'ai pas vu. Il était au contrôle anti-dopage. J'aurai une discussion avec lui", a-t-il confié laconiquement. Avant d'ajouter, comme pour éteindre la polémique et mettre un point final à l'histoire : "Après, les réactions individuelles... Vous êtes de grands garçons. Réglez ce problème entre vous. S'il peut-être réglé..." Trois minutes plus tard, en réponse à une deuxième question sur le sujet, Laurent Blanc s'est montré plus direct : "Ça, ça vous intéresse... Moi, ça ne m'intéresse pas. Si vous voulez parler du match de l'Angleterre ou de l'Ukraine, on peut..."

Marvin Martin, venu débriefer le match après le sélectionneur de l'équipe de France, ne s'est pas montré plus prolixe. Et pour cause : "Samir, je l'ai appris tout à l'heure. Je n'ai même pas calculé. Je ne savais même pas", a-t-il confié, prenant la roue de ses coéquipiers croisés hier en zone mixte. Aucun n'a réellement souhaité s'éterniser sur le sujet. Mis à part Alou Diarra, qui s'est livré plus en profondeur : "On n'a pas d'ennemis. On doit collaborer avec les médias. Après, si les médias sont durs avec nous, c'est parce qu'ils pensent qu'on peut faire mieux. Il faut le prendre dans le bon sens. Samir a prouvé que c'était un grand joueur. Dans les matches importants, il a su remettre en selle l'équipe. Je crois que c'est une bonne réponse par rapport à tout ce qu'on disait sur lui". C'est mieux en le disant.