Källström : "Blanc, l'homme qu'il fallait"

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Källström : 'Blanc, l'homme qu'il fallait'
Par Propos recueillis par Maxime DUPUIS, envoyé spécial à Donetsk|Ecrit pour TF1|2012-06-18T15:46:17.000Z, mis à jour 2012-06-19T11:27:09.000Z

Kim Källström, qui affronte la France avec la Suède mardi, regrette que son équipe soit déjà éliminée et salue le travail de Laurent Blanc à la tête des Bleus.

Vous affrontez la France mardi alors que votre équipe est d'ores et déjà éliminée. Comment vivez-vous cette situation ?
Kim Källström : On ne voulait pas se retrouver dans cette situation. On avait hâte de disputer ce Championnat d'Europe. Maintenant, il faut bien terminer cette compétition et, déjà, commencer à préparer les qualifications pour la prochaine Coupe du monde.

Pourquoi la Suède est-elle passée à côté de son Euro ?
K. K. : C'est une bonne question. Il est parfois difficile de bien répondre. Il y a eu quelques défaillances et des choses qui n'ont pas bien marché. On n'a pas été assez efficaces dans les deux surfaces de réparation. On a pris cinq buts en deux matches, c'est trop. On s'est créé pas mal d'occasions aussi, sans les transformer.

Avez-vous envie de repartir de plus belle après cet Euro ? Pas de retraite anticipée en vue ?
K. K. : Je suis triste qu'on n'ait rien pu faire dans ce tournoi, mais je n'ai pas envie de prendre ma retraite internationale. J'ai hâte de jouer des matches de qualification pour la prochaine Coupe du monde. On a très bien joué face à l'Angleterre et durant une mi-temps face à l'Ukraine. On a tenté de développer notre football offensif.

Vous aviez un jour de repos dimanche mais vous avez préféré vous entraîner. Pourquoi ?
K. K. : Le sélectionneur nous a donné le choix. Tout le monde avait le sentiment qu'il fallait bien préparer le troisième match. Il était normal de s'entraîner et de retrouver notre meilleure condition physique possible. Cela démontre notre détermination à bien jouer ce match demain. Notre situation est difficile mais ça ne veut pas dire qu'on ne sera pas à 100%. On s'est très bien préparé pour ce match. On a la possibilité de battre la France.

Quel est votre avis sur la France et Laurent Blanc ? Comment jugez-vous son travail ?
K. K. : C'est un entraîneur très respecté et qui a eu une superbe carrière en tant que joueur, avec l'équipe nationale et ses clubs. Ce n'est pas toujours la chose la plus importante pour un entraîneur mais son expérience en Coupe du monde et en Championnat d'Europe fait qu'il a bénéficie de beaucoup de respect de la part du public. Après ce qui s'est passé en Afrique du Sud, je pense que c'est l'homme qu'il fallait. Je l'ai rencontré plusieurs fois quand il dirigeait les Girondins de Bordeaux, il prône un beau football.

Votre carrière se conjugue avec la France. Qu'est ce qui est de plus français chez vous ?
K. K. : Il est difficile de répondre. Mes proches auraient moins de mal. J'apprécie la France en tant que pays. Je me reconnais dans la mentalité et j'aime bien y vivre. Mais il est difficile de trouver ce qui est vraiment français en moi.