Koscielny attend son heure

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Koscielny attend son heure
Par Gil BAUDU|Ecrit pour TF1|2012-06-09T16:28:37.000Z, mis à jour 2012-06-10T15:55:19.000Z

Barré par la paire Mexès-Rami, Laurent Koscielny s'apprête à entamer l'Euro comme joker. Le défenseur d'Arsenal mériterait pourtant mieux.

Par les temps qui courent, il offre assurément plus de garanties que Philippe Mexès ou Adil Rami. Mais sauf coup de théâtre, Laurent Koscielny débutera l'Euro sur le banc de l'équipe de France. Aligner le défenseur d'Arsenal face à l'Angleterre, où il vit depuis bientôt deux ans, serait en soi une riche idée : problème, Laurent Blanc a choisi de bâtir sa charnière centrale autour du tandem Mexès-Rami. Le Milanais et le Valencian ont beau avoir montré des signes de fébrilité lors des trois matches de préparation, ils ont toujours la confiance du sélectionneur. Pour l'instant.

En attendant, Koscielny prend son mal en patience. Cantonné à un rôle de doublure, le Gunner ne sait pas si son heure viendra. Mais Blanc compte sur l'ancien Tourangeau, "un joueur intelligent, bien dans sa tête, qui a de la puissance en ce moment", soulignait-il mardi soir, après la promenade estonienne (4-0). Au Mans, Koscielny n'avait joué que vingt-cinq minutes. Il avait remplacé Alou Diarra dans un rôle inhabituel de sentinelle. "Quand on joue derrière, et je suis bien placé pour le savoir, on peut être amené à jouer devant la défense sur une période du match, avait justifié le patron des Bleus. On voulait voir un peu ce qu'il pouvait donner à ce poste-là."

"L'un des meilleurs défenseurs centraux de Premier League"

Et Blanc a vu : sans rayonner, Koscielny avait eu le mérite d'équilibrer une équipe tournée vers l'avant. Mais c'est surtout sa prestation contre la Serbie (2-0), cinq jours plus tôt, qui a sauté aux yeux. Associé à Mexès puis à Rami, l'ex-Merlu s'était montré convaincant. Propre dans ses interventions, sobre dans ses relances. "Sérieux et appliqué", pour reprendre les termes de son auto-analyse. Il y a cinq ans, Koscielny rongeait son frein à Guingamp. Aux yeux d'Arsène Wenger, il s'est depuis imposé comme "l'un des meilleurs défenseurs centraux de Premier League". L'intéressé estime avoir "acquis une certaine maturité". Mais pas suffisamment pour bousculer une hiérarchie bien établie.

Du haut de ses 26 ans et de ses trois sélections en Bleu, son vécu ne fait pas le poids face à celui de ses deux concurrents. Qu'importe : il est "là pour prouver au coach qu'(il) peut avoir (sa) place à l'Euro". "C'est ma première compétition internationale, lâchait-il fin mai, en rejoignant les Bleus à Clairefontaine. Je veux apporter mes qualités au collectif. Après, peu importe qui joue. Que ce soit Adil, Philippe ou moi, nous devons faire le maximum pour l'équipe, donner le meilleur." Paroles d'un joker de luxe.