Koscielny, Cabaye, Lloris, rescapés du naufrage

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Koscielny, Cabaye, Lloris, rescapés du naufrage
Par Alexandre COIQUIL|Ecrit pour TF1|2012-06-23T22:56:50.000Z, mis à jour 2012-06-24T16:00:33.000Z

Laurent Koscielny, pour son premier match dans l'Euro, a été un des seuls Bleus à surnager face à l'Espagne. Lloris et Cabaye ont également sortis leur épingle du jeu. Benzema, Debuchy et Malouda n'ont pas été à la hauteur.

Lloris (6) : Cela va devenir une habitude. Le portier lyonnais n'a pas eu grand chose à se reprocher lors de ce quart de finale. Sur les cinq tirs cadrés - sur neuf tentatives (pour deux grosses occasions) - des joueurs espagnols, le capitaine des Bleus est allé au charbon en s'emparant d'un coup franc de Xavi (44e) et en allant chercher un ballon dans les pieds de Fabregas (62e).

Réveillère (4) : Pour son entrée dans cet Euro, le latéral droit lyonnais a eu du mal face aux attaques chirurgicales des Espagnols. Dans le système plutôt défensif de Laurent Blanc, il n'a pas pu apporter son apport offensif habituel. Passif sur la percée de Jordi Alba qui a emmené le premier but d'Alonso (19e). C'est aussi lui qui a accroché Pedro et concédé le penalty en fin de match.

Rami (4) : Il y a un léger mieux par rapport à ses matches précédents mais sa prestation, dans l'ensemble, a été trop juste. Le joueur de Valence - qui n'avait pas réellement de marquage car Fabregas était un électron libre - a laissé filer Pedro dans la surface sur le penalty concédé.

Koscielny (6): C'était le premier match du joueur d'Arsenal dans cet Euro et dans une compétition internationale tout court. Et ce fut une satisfaction. Toujours bien placé, attentif et capable de devancer ses vis-à-vis dans les duels ou en réception de centres, l'ancien Lorientais a rendu une copie propre. Ses statistiques : 92% de passes réussies, trois tacles sur trois réussis et cinq interceptions réalisées.

Clichy (4) : Un impact offensif plus important que Reveillère mais cela fut rédhibitoire au joueur de Manchester City souvent pris de vitesse par Silva ou Fabregas sur les contres espagnols. Peu aidé par Ribéry défensivement. Imprécis sur ses centres par ailleurs.

M'Vila (5) : Compliqué de briller avec un milieu de terrain beaucoup plus fort en face. A défaut de briller en récupération pure, le joueur du Stade Rennais aura su être précis en tant que relayeur dans l'entrejeu : 90% de passes réussies dont un 9 sur 13 sur balles longues. Remplacé à la 79e par Olivier Giroud à qui il a refusé la poignée de main symbolique (tout comme à Laurent Blanc). Le Montpelliérain, lui, n'aura pas eu assez de temps pour imposer son impact physique à une charnière centrale espagnole tenue à bout de bras par Sergio Ramos.

Cabaye (6) : Le meilleur élément du milieu de terrain face aux Espagnols, surtout en seconde période. Il a su faire le travail pour mettre rapidement Benzema ou Ribéry sur orbite quand la France a pu procéder en contres. Le joueur de Newcastle a fait parler la poudre sur coup franc (34e) mettant Casillas au travail. C'était le seul tir cadré des Bleus lors de ce match.

Malouda (3) : Beaucoup moins en vue que ses deux compères du milieu de terrain. Repli défensif douteux. Absence d'impact et de justesse technique. Il n'est pas au marquage sur le premier but d'Alonso. Remplacé par Sami Nasri (65e), pas plus en vue, imprécis sur coup de pieds arrêtés et pas assez incisif.

Debuchy (3) : Match très compliqué pour le Lillois replacé en milieu de terrain à vocation défensive. Visiblement cette position "haute" sur le terrain l'a complètement perdu. Ses rares opportunités offensives n'ont rien donné. Sorti à la 64e minute au profit de Jérémy Ménez qui a semblé un peu trop nerveux pour faire la différence.

Benzema (3) : Beaucoup de combinaisons avec Ribéry en décrochant, souvent, aux 20 mètres mais l'éternel problème du "dézonage" s'est encore posé. Il a été l'auteur du premier tir des Bleus de ce quart de finale sur coup franc (26e). Sa deuxième tentative de la rencontre - comme la première - est partie se perdre dans les tribunes de la Donbass Arena.

Ribéry (4) : Tonique, disponible, très rapide sur les contres Français, mais trop imprécis lorsqu'il a fallu distribuer dans la zone de vérité. Son repli défensif a été - une nouvelle fois - trop inégal.